Interviewé par What’s up doc, Cédrik Sainte-Marie, président de l’Association française des Jeunes Chirurgiens Maxillo-Faciaux, nous présente son association.
« L’AFJCMF rassemble les internes, chefs de clinique et assistants et les jeunes praticiens du public comme du privé. » Le but est de garder une dynamique de jeune asso : « On peut être membre actif pendant cinq ans après le clinicat, après on devient membre honoraire. »
Leurs objectifs ? « Principalement promouvoir la spécialité, et tenir au courant les jeunes chirurgiens des opportunités dans leur formation. »
L’association a été reformée l’année dernière, après quelques années de perte de vitesse. « Un nouveau bureau a été élu, motivé et plus actif. » Un site internet a été créé, facilitant la visibilité et le contact avec l’association. « Nous nous sommes rapprochés des nouveaux internes. ».
Une des premières choses qu’ils ont fait : lister l’ensemble des évènements et formations dédiés à la spécialité, pour pouvoir mieux informer les professionnels et jeunes internes de leur spécialité. Cette liste se retrouve facilement sur leur site. « De nouveaux projets ont également été mis en place dans le cadre de la formation. Nous procédons à un listing des livres phares de la spécialité, des ouvrages essentiels concernant notamment les techniques spécifiques de chirurgie maxillo-faciale. Nous avons également pris contact avec des journaux médicaux spécialisés, pour lesquels nous espérons pouvoir proposer des abonnements groupés. » Soit un accès facilité à la presse médicale moins représentée en CHU et donc moins lue. « Des journaux d’ORL tel que le Laryngoscope ou des journaux de pays asiatiques notamment », nous précise Cédrik Sainte Marie. « Les adhérents auront même un accès libre aux cours de nos DESC. »
Des partenariats avec des laboratoires ont été mis en place, dans le but de donner accès à plus d’ateliers pratiques. Cet aspect est particulièrement important selon Cédrik Sainte-Marie, car « la pratique chirurgicale tient une grande place dans notre métier. Nous souhaitons par exemple proposer des séminaires de dissection, car l’expérience pratique, c’est ce qui nous a manqué quand nous-même avons commencé dans la spécialité. »
Et, au-delà des spécialistes de la face, ils souhaitent aussi mettre en place des formations pour les internes de médecine générale, afin de les sensibiliser à l’utilité de leur spécialité.
Pour plus d’infos, le site de l’AFJCMF.
Source:
Cécile Lienhard
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