Internat : 336 postes en plus en 2018

Et la répartition ?

L’arrêté fixant le nombre d’étudiants susceptibles d’être affectés à l’issue des ECNi 2018 a été publié au Journal Officiel ce mercredi. Au total, 8 617 postes seront ouverts, contrats d’engagement de service public (CESP) compris.

Le ministère de la Santé projetait d’ouvrir 8 516 postes d’internat en 2018. Ça sera finalement un peu plus. Au total, l’arrêté paru le 18 juillet au JO fait de la place pour 8 617 internes, contre 8 281 en 2017. C’est donc 336 postes supplémentaires qui ont été ouverts, et 101 de plus qu’annoncé un an plus tôt.

Dans le détail, ce sont 860 postes chirurgicaux (contre 818 en 2017) et 7 547 pour les disciplines médicales (contre 7 230). Le nombre de contrats d’engagement de service public (CESP) est en baisse : 233 en 2017, et seulement 210 cette année.

La gynéco med continue sa progression

Certaines spécialités focalisent un peu plus l’attention. C’est le cas de la gynécologie médicale, spécialité en grande tension nationale, qui avait fait l’objet de promesses de la part d’Agnès Buzyn. Et là, bonne surprise : 81 postes, contre seulement 64 un an plus tôt, soit plus d’un quart de postes en plus. Avec un petit poste bonus en CESP !

Du côté de l’ophtalmo, l’augmentation est également sensible : 155 contre 141 en 2017 (en comptant les CESP). Une augmentation de 10 % qui ne satisfait pas le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof). « C’est plus que l’an dernier, mais cela reste insuffisant », a déjà réagi son président par communiqué. « Nous sommes la spécialité la plus en déficit, et pourtant nous ne sommes accessibles qu’à seulement 30% des futurs médecins lors du choix de leur spécialité ! », a ainsi justifié Thierry Bour, ajoutant que c’était la spé la plus convoitée par les étudiants. Le Snof demandait l’ouverture de 240 postes.

Par ailleurs, on peut noter 20 internes de plus en anesthésie-réanimation (470 en tout), 2 en chirurgie plastique (29), 4 pour la spécialité choisie par le major 2017, à savoir les maladies infectieuses et tropicales (51), ou encore 7 en médecine cardiovasculaire (183)

L’Isni est perplexe

Le nombre de postes en médecine générale continue d’augmenter. Il était de 3 313 (dont 181 CESP) ; il passe à 3 447 (dont 179 CESP). Une augmentation dont les contours étonnent tout de même Jean-Baptiste Bonnet, président de l’Isni, contacté par What’s up Doc. « Quand on sait que des postes de médecine générale ne sont pas tous pris en Île-de-France, on peut relever des problèmes de répartition », explique-t-il. En Île-de-France, en 2017, 10 % des postes n’avaient pas été pourvus.

Le président de l’Isni reproche quelques ajustements qui ont été faits à la suite du travail effectué en concertation. « Avec ce travail fait en amont, on ne comprend pas très bien », ajoute-t-il. « Tout le monde ne peut pas être contenté, mais il y a des problèmes de répartition. Nous avions des chiffres préalables qui ont dû être réduits, et cette réduction s’est faite dans la moulinette des cabinets », déplore-t-il. « Ça serait bien de travailler en concertation jusqu’au bout ».

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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