« Help ! », par les fédérations hospitalières

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Les fédérations hospitalières sont aux abois

Quatre fédérations hospitalières se sont unies pour présenter six propositions au président de la République et au Gouvernement. En premier lieu : plus d’argent, et tout de suite s’il vous plaît.

La Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) et Unicancer étaient réunies le 6 novembre pour une conférence de presse commune et inhabituelle. Ils y ont exposé la situation financière particulièrement difficile des établissements de santé et médico-sociaux. Et le plan de réforme du système de santé ne va pas l’améliorer à court terme.

« L’effort qui est demandé aux établissements de santé se chiffre à plus de 800 millions d’euros. Cela intervient dans un contexte de fragilité économique pour tous les établissements de santé. Si nous souscrivons au plan "Ma Santé 2022", il faut que nos établissements aient les moyens de gérer les prochaines années avant que les effets de ce plan ne se fassent sentir », a souligné Antoine Dubout, le président de la Fehap.

Réchauffement financier demandé

Ce qui passe mal, c’est le gel de la réserve prudentielle, dont le versement est conditionné par le respect de l’objectif de dépenses (Ondam). Or celui-ci a été respecté, et même dépassé de 105 millions d’euros par les établissements de santé, précise Frédéric Valletoux, président de la FHF. Les fédérations hospitalières demandent donc que les 415 millions d’euros mis en réserve soient reversés aux hôpitaux, tout comme les 105 millions qui ont été économisés.

Ce qui passe mal également, c’est l’idée que cette réserve serve de variable d’ajustement « face aux dérapages » des dépenses de la médecine de ville, a-t-il ajouté

1 %

Le quatuor a donc présenté six propositions : dégeler la réserve prudentielle, définir une régulation financière de la médecine de ville, revoir l’Ondam avec une régulation sur trois ans, revoir la réforme des transports sanitaires – dont le financement est désormais à la charge des établissements –, et une voix à la table de la concertation pour l’élaboration de ce que sera la pertinence des soins.

Vous avez bien compté, ça fait cinq. La sixième proposition, sans doute la plus importante, consiste à demander une augmentation des tarifs hospitaliers. Les fédérations ne demandent pas grand chose : seulement 1 % ! La baisse tarifaire de ces dernières années, qui n’est plus compensée par la hausse d’activité, justifient les fédérations hospitalières. Leur hausse paraît désormais indispensable.

Pour rappel Frédéric Valletoux estimait en octobre que le déficit des hôpitaux pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros en 2018. Lors de la conférence de presse, il a revu ce chiffre à la baisse, entre 1,1 et 1,3 milliard.

Portrait de Jonathan Herchkovitch

 

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