Formation de qualité et convivialité : Le CHU de Lille a tout pour plaire

Bonne ambiance, dynamisme et enseignement de qualité… À en croire le Président de CME François-René Pruvot et de l’un des représentants du syndicat des internes, Gabriel Masson, l’internat du CHU de Lille multiplie les atouts.

WUD : Cette année, vous être neuvième. Une réaction au classement ?

François-René Pruvot : Nous gagnons une place. C’est plutôt positif mais quand même décevant car nous sommes le dernier des grands CHU… Et que nous aimons bien être en tête du classement ! Après, il ne s’agirait pas d’oublier que nous avons l’un des ratios nombre d’enseignants/nombre d’étudiants le plus bas de France. Cette année pourtant, nous avons vu un fort engagement pédagogique des enseignants, et il y a un doyen qui a rajeuni les outils d’assistance… Donc, je pense que l’année prochaine on devrait encore gagner une place.

Gabriel Masson : Nous sommes stables sur Lille. Les gens ne connaissent pas le Nord, donc ce n’est pas forcément ce que les futurs internes vont choisir en première intention. Au début, ils ont peur pour être finalement très contents au vu de la convivialité et du contact humain ! Cela sans oublier que Lille est le plus gros CHU de France. Nous avons un plateau technique assez impressionnant. Et notre équipe pédagogique est assez dynamique. Elle fait en sorte de bouger les lignes. 

WUD : Maladies infectieuses et tropicales est la spécialité la plus prisée dans votre établissement. Pourquoi ?

FRP : Cet engouement date d’avant la Covid. Cette discipline est incarnée par une cheffe de file emblématique, le Dr Karine Faure, et est aux confins de la clinique et de notions de santé publique. C’est une spécialité transversale.

GM : C’est une spécialité assez attractive. À Lille, il y a une bonne formation avec un gros recrutement de patient et pas mal de polyvalence. C’est un pôle de référence, notamment avec le Centre de Tourcoing qui a une expertise dans les infections ostéo-articulaires ou autres. Et c’est une spécialité qui a été remis sur le devant de la scène avec la Covid.

WUD : Comment la pandémie a-t-elle affectée l’internat sur place ?

FRP : On aurait pu avoir une moindre attractivité pour les disciplines de réanimation et d’anesthésie, mais ça n’a pas été le cas. Ce qui est clair par contre, c’est que nous avons eu des problèmes de répartition au mois de mai. Les internes ont fuit les services de réanimation.

GM : C’est un peu comme partout. Vu que nous sommes frontaliers, Lille a été très touché par le brassage de population. En ce qui concerne la formation, elle est forcément affectée mais les internes n’ont pas été surexploités comme ça a été vu ailleurs.

WUD : Dans le cadre de la mise en place de la réforme du 3e cycle, comment s’est passée l’arrivée des nouveaux internes ? 

FRP : Bien. Nous avons eu quelques petits ratés avec la question des Docteurs juniors… Tous les services n’avaient pas compris. Mais actuellement elle est bien assumée cette réforme.

GM : La seule chose que je peux dire est qu’on a essayé de faire au mieux en s’ajustant avec l’ARS et l’université pour que cela affecte le moins possible les internes avant et après réforme. Et j’ai l’impression que nous avons plutôt réussi.

WUD : Un message à passer aux internes qui vont devoir choisir leur CHU cette année ?

FRP : Lille, c’est un endroit de formation qui est plébiscité par les internes. On y travaille beaucoup, mais on y apprend très bien son métier. Une partie non négligeable des internes s’enkystent à Lille avec bonheur. Cette ville plaît aux jeunes. Elle est très dynamique. Le CHU est très accessible. Nous sommes sur un seul site avec plusieurs bâtiments. Les conditions matérielles sont relativement correctes même si ce n’est pas une région riche.

GM : Je pense que c’est quelque chose de difficile le choix de l’internat. Il n’y a pas de mauvais choix. Il faut qu’ils choisissent ce qui leur plaît. Lille n’est pas un mauvais choix de par la qualité de la formation, mais également son côté convivial et familial.

 

Portrait de Julia Neuville

Vous aimerez aussi

Les 18 et 19 juin, les internes sont appelés à la grève pour militer pour un encadrement de leur temps de travail. Entretien avec Léo Sillion, vice-...

Cadre juridique des signalements, fonctionnement des stages, sensibilisation à l’éthique, outils de prévention… Ce 26 mai, le Président de la...

Les internes tournent le dos aux services de réanimation de la capitale. Pour le prochain semestre, 56 postes seraient actuellement non pourvus. Cela...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.