Concours des PH : comment s'adapter aux normes Covid ?

Un numéro d’équilibriste. Les traditionnelles épreuves orales du concours de praticien hospitalier se déroulent comme chaque année de janvier à mars, et précisément cette année du 12 janvier au 12 mars. Moins traditionnelle en revanche, leur organisation en pleine crise sanitaire avec des professionnels débordés et des normes strictes à respecter. WUD fait le point avec le CNG.
 

Repenser, revoir, s'adapter mais maintenir. Contrairement aux épreuves de vérifications des connaissances des Padhue, le concours des PH a été maintenu malgré la période de crise sanitaire. Mais non sans ajustements. « L’organisation de toute notre activité de concours a dû être cette année profondément repensée, compte tenu de la crise sanitaire qui impacte durement les établissements de santé et les professionnels qui y exercent », a répondu le CNG, contacté par WUD.

« Afin de mobiliser le moins possible les près de 500 membres de jurys PH et PUPH déjà très pris dans leurs établissements, chargés de rapporter les dossiers par spécialité, il a été décidé :

  • de dématérialiser toute la phase de préparation, jusque-là en présentiel et qui contraignait à mobiliser près de 500 membres de jurys à Paris sur 3 semaines en novembre. Tout s’est réalisé en visio conférence ;
  • d’aller le plus loin possible dans cette logique pendant la phase d’audition, en permettant aux jurys d’auditionner via un système sécurisé de visio-conférence et de saisine des notes ».  

Autre impératif, éviter au maximum la prise de risque sanitaire : « les candidats sont accueillis à des horaires différenciés selon un protocole sanitaire strict et déjà éprouvé sur place tout cet automne. La convocation des près de 4000 candidats s’étale sur 9 semaines et dans une quinzaine de salles dédiées selon les spécialités, éloignées les uns des autres qui fonctionnent en simultanée. Une spécialité auditionne en moyenne 12 candidats par jour et les candidats sont convoqués par tranches de 30 mn ce qui limite les regroupements et croisements ». 
 
 

Et les candidats ultra-marins ?
« Suite à la parution du décret 2020-31 du 15 janvier 2021, nous avons obtenu une base juridique permettant d’organiser des auditions de façon adaptée pour les candidats ultra-marins. Nous avons  fait appel aux ARS concernées ( Guyane, Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Réunion) pour organiser dans leurs locaux les auditions des candidats de type 1. Elle ont toutes répondu favorablement et ont désigné des référents, sachant que celle de la Réunion est la plus concernée avec près de la moitié des candidat, soit environ 70 », précise le CNG. « Des tests techniques ont eu lieu, les candidats ont tous été prévenus et les auditions se déroulent en tenant compte des fuseaux horaires et avec un retour très favorable des jurys et des candidats. La coordination du dispositif est assurée par le CNG et est également en place pour la Polynésie française et la Nouvelle Calédonie. »
Portrait de Constance Maria

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