#adopte1PUPH : « C’est compliqué de faire passer la Méditerranée à Angers »

La doyenne de la fac d’Angers explique le pourquoi d’une campagne

La campagne #adopte1PUPH du CHU d’Angers, qui vise à promouvoir l’image de cet établissement auprès des futurs internes, touche à sa fin. La 4e vidéo (voir ci-dessous) a été dévoilée hier, et une séance de questions en ligne aura lieu demain. Le Pr. Isabelle Richard, la doyenne de la faculté, fait le point avec « What’s Up Doc » sur cette opération de com’ originale.

What’s Up Doc : Qu’est-ce qui a poussé la fac d’Angers à mettre en place la campagne #adopte1PUPH ?

Pr. Isabelle Richard : Nous savons que les étudiants en médecine ne choisissent pas spontanément Angers. Il y a un indicateur qui le montre, et qui a été publié par votre journal : le rang de classement des étudiants qui choisissent Angers. Pourtant, nous pensons que la qualité de formation des internes est bonne, chez nous. L’ISNI nous a d’ailleurs placés en 2e position des villes qui forment le mieux les internes. Angers est par ailleurs une ville où les gens se plaisent : l’Express l’a récemment sacrée ville où la qualité de vie est la meilleure. Malgré cela, la ville et notre CHU souffrent d’un défaut de visibilité. On est des gens trop discrets et on a décidé de l’être moins.

WUD : Pourquoi avoir choisi cette forme décalée ?

Pr. I.R. : Nous pensons que c’est une forme auquel le public peut être sensible. Nous avons voulu transmettre l’idée que nous sommes à la disposition des internes.

WUD : Quelle sera la suite ?

Pr. I.R. : Nous organisons demain un événement sur le web, où nous donnerons un maximum d’informations aux futurs internes sur ce qu’ils peuvent attendre de leur internat à Angers. Des binômes internes/enseignants de plus de 10 spécialités différentes seront présents pour leur répondre. Je serai également là avec le président de l’internat. Tout pourra être abordé : les différents services, les stages formateurs, les possibilités de formation à la recherche, mais aussi des questions sur la vie pratique comme le coût moyen d’un logement, les possibilités de trouver une crèche… Enfin, Enfin, juste avant les choix, le dernier week-end d’août, nous accueillerons tous ceux qui voudraient venir à Angers. Ils pourront être hébergés par un étudiant ou un interne, et même discuter avec les enseignants autour d’un barbecue.

WUD : Est-ce que vous pensez avoir pris grâce à cette campagne une longueur d’avance sur les autres universités ?

Pr. I.R. : Je n’ai pas vent d’initiatives comparables de la part d’autres universités. Je pense que nous ne sommes pas tous dans la même situation. Certaines villes ou certaines facs sont très naturellement visibles. Mais c’est compliqué pour moi de faire passer la Méditerranée au pied du château d’Angers. On va essayer de faire autrement.

Source: 

Adrien Renaud

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