© Twitter Emmanuel Macron
"On m'accuse de violation du secret médical mais je n'ai rien révélé, j'ai pris connaissance de façon privée des informations qui n'étaient pas secrètes puisque le président était vacciné, c'était notoire, et qu'il s'agissait d'informations que vous présentiez à tout vigile entre juin 2021 et août 2022", a expliqué à l'AFP le Dr Michaël Rochoy, confirmant une information du Point.
Le conseil régional de l'Ordre des médecins des Hauts-de-France a également confirmé la tenue de cette audience ce vendredi 16 juin après-midi mais sans souhaiter donner de détails sur le fond du dossier. La décision pourrait selon lui être rendue sous six à huit semaines.
S'il est déclaré coupable d'infraction au code déontologique, le médecin risque un avertissement, un blâme, une suspension ou une radiation de l'ordre des médecins.
Militant pro-vaccination et pro-port du masque pendant la crise du Covid-19, le Michaël Rochoy explique avoir découvert, après avoir reçu en juillet 2016 un patient qui n'avait pas sa carte vitale, qu'il pouvait obtenir son numéro de sécurité sociale sur le téléservice de l'Identité nationale de santé. Le numéro de sécurité sociale lui permettait ensuite d'accéder à son dossier vaccinal contre le Covid.
« Je voulais alerter, en vue de la présidentielle, du risque que le statut vaccinal des candidats soit diffusé »
Le médecin teste alors cette procédure avec le nom et la date de naissance d'Emmanuel Macron, "pas par curiosité mais pour vérifier la faisabilité technique et alerter sur le risque, pour la présidentielle 2022, que le statut vaccinal des candidats soit diffusé sur des forums", assure-t-il.
Dans le dossier du président, il constate une différence entre la date de vaccination mentionnée et celle rendue publique par la présidence. Une erreur qu'il signale à l'Elysée.
"Je leur signale qu'on peut (en tant que professionnel de santé, NDLR) accéder à tous les patients vaccinés et qu'il y a une discordance qui pourrait nuire à l'image du président et à la vaccination", rapporte-t-il.
Mickaël Rochoy assure être très engagé pour la protection du secret médical et souligne que l'assurance maladie n'a pas porté plainte contre lui.
Avec AFP
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