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Une odeur « nauséabonde » et « suspecte » s’est propagée dans plusieurs secteurs de l’hôpital d’enfants du CHRU de Nancy-Brabois, mardi 3 février, en milieu de journée. Selon Ici Lorraine, les 2e, 3e et 4e étages ont été concernés, entraînant l’évacuation temporaire des unités et le déplacement des enfants hospitalisés vers d’autres zones du bâtiment.
La direction de l’établissement évoque une « situation exceptionnelle », précisant qu’« une panne électrique survenue à l’hôpital d’enfants du CHRU de Nancy a entraîné l’émanation d’odeurs dans plusieurs secteurs du bâtiment ».
Des soignants incommodés, une prise en charge hospitalière
Plusieurs membres du personnel ont présenté des symptômes rapidement après l’apparition des odeurs. D’après L’Est Républicain, des maux de tête, des nausées et des vomissements ont été signalés. Une quinzaine de soignants ont nécessité une prise en charge médicale, certains ayant été hospitalisés sur le site même du CHRU.
Les symptômes ont initialement fait craindre une intoxication, conduisant à l’activation d’une cellule de crise et à l’ouverture d’une salle dédiée à l’accueil des victimes, avec réalisation d’analyses biologiques.
Déploiement des secours et hypothèse d’un dysfonctionnement technique
Face à la situation, d’importants moyens de secours ont été mobilisés. Les sapeurs-pompiers ont notamment déployé leur cellule mobile d’intervention chimique, tandis que le SAMU était également engagé. Un poste de commandement a été installé à l’entrée de l’établissement.
Selon les premiers éléments recueillis par l’Est Républicain, le dégagement d’odeurs serait « concomitant avec une panne survenue sur la centrale de traitement de l’air de l’établissement hospitalier », hypothèse qui reste à confirmer.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/odeurs-nauseabondes-insalubrite-absence-de-salle-dattente-ce-medecin-qui-agace-tout-le
Analyses négatives et reprise progressive de l’activité
Le CHRU de Nancy indique que « tous les relevés réalisés sont revenus nuls, ne mettant en évidence aucune substance dangereuse ». En accord avec les sapeurs-pompiers, une remontée progressive des enfants dans leurs unités d’hospitalisation a été engagée en fin d’après-midi.
La direction assure qu’« aucun secteur critique n’a été concerné » et qu’« aucune conséquence n’a été constatée chez les enfants et leur prise en charge n’a pas été impactée par l’incident ». Des rondes régulières avec mesures ont été programmées afin de garantir la surveillance des zones concernées.
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