Sur le front de la bataille pour le droit à l’avortement

Femmes dans la rue aux États-Unis, robot médicalisé au Mexique et centre médical dédié en France. Petit tour à l'international du combat pour le respect du droit à l'avortement et l'accompagnement des femmes qui y ont recours. 

Puisqu’on essaie de leur fermer les portes des cliniques texanes, des dizaines de milliers de femmes américaines ont porté le débat dans la rue. Elles ont manifesté ce samedi 2 octobre pour faire entendre leur voix contre le « Texas Senate Bill 8 », qui rend l’avortement illégal dès lors que les battements du cœur sont perceptibles, soit environ 6 semaines de grossesse et cela même en cas de viol ou d’inceste. Après que le texte ait déclenché un orage judiciaire, ce sont les femmes qui ont cette fois décidé de prendre la parole. En masse. « Laissez mon corps tranquille », « Occupe-toi de ton utérus » « Légalisez l’avortement ». Pancartes en main, elles ont défilé dans le pays et notamment à Washington jusqu’à la Cour suprême. 

 

De l’autre côté du mur, au Mexique, c’est une autre initiative de protection de ce droit fondamental qui a marqué l’actualité. À Mexico, des associations ont présenté mercredi 29 septembre « rAborta », un robot qui distribue des pilules abortives dans les États où l’avortement est illégal, profitant ainsi d’un vide juridique. rAborta est à l’origine un robot qui permet aux propriétaires de chiens de surveiller leur animal, lui parler et lui distribuer des friandises. Equipé d’une petite caméra et géré depuis la capitale, il est ainsi détourné dans le but de distribuer du Mifépristone et Misoprostol après un avis médical. 11 robots ont déjà été lancés dans les États ou l’avortement est illégal. Les femmes peuvent ainsi, via rAborta, accéder à une consultation à distance et la prescription est ainsi réalisée depuis un état où cela est bien légal. La loi n’est donc pas enfreinte. 

Troisième initiative, en France cette fois. Le premier centre médical dédié à l’IVG vient d’ouvrir. Et c’est à Rouen qu’il a élu domicile. Son but ? Accompagner et prendre en charge les femmes qui ont recours à l’avortement, surtout lorsque cela est difficile pour elles. L’idée de ce centre est venue des professionnels libéraux, pour pallier des délais souvent trop longs et proposer rapidement un premier rendez-vous de discussion et de conseils. Des groupes de paroles sont aussi proposés avec des psychologues.

 

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Portrait de Constance Maria

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