James Van Der Beek, Dawson.
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Diagnostiqué en 2024 d'un cancer colorectal au stade 3, James Van Der Beek avait choisi de rendre publique sa maladie en novembre de la même année, estimant que parler ouvertement de son expérience pouvait aider à sensibiliser le public à l’importance du dépistage et de la prévention. Dans plusieurs interviews, il avait raconté comment une simple modification des habitudes intestinales l’avait alerté, jusqu’à conduire à une coloscopie révélatrice.
Avant de s’éteindre, il s’était engagé publiquement en faveur de la prévention : il avait participé à des émissions télévisées axées sur le dépistage des cancers masculin et colorectal, et, dans ses dernières interventions publiques, il avait encouragé ses fans à ne pas ignorer les signes précoces et à ne pas retarder les examens médicaux.
Le cancer colorectal : un enjeu de santé publique
En France, le cancer colorectal reste l’un des plus fréquents et des plus meurtriers : selon les données les plus récentes de l’Institut national du cancer, il touche plus de 47 500 personnes chaque année et est responsable d’environ 17 000 décès. Dans plus de 80 % des cas, la maladie dérive d’une tumeur bénigne développée lentement, offrant une fenêtre d’opportunité pour une détection précoce.
L’efficacité du dépistage organisé repose notamment sur le test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles, proposé gratuitement tous les deux ans chez les personnes âgées de 50 à 74 ans. Des tests simples qui, lorsqu’ils sont réalisés régulièrement, permettent de détecter des lésions précancéreuses ou des cancers à un stade plus précoce, améliorant significativement les chances de guérison.
Pour autant, le taux de participation au programme de dépistage organisé reste en deçà des objectifs européens, avec moins de 30 % de la population cible effectivement dépistée, suggérant un important potentiel d’amélioration des stratégies d’information et d’adhésion au dépistage.
La mort de James Van Der Beek, et surtout son engagement de sensibilisation avant de s’éteindre, interpelle sur l’importance de continuer à promouvoir activement le dépistage du cancer colorectal, y compris auprès des populations à risque et au-delà des tranches d’âge actuellement ciblées.
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