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« Dans un contexte de pénurie de médecins, il serait en effet préoccupant de soutenir des modèles qui peuvent trouver une patientèle aisée et urbaine, alors même que des besoins sont importants dans des zones rurales, ou au service d'une population vieillissante » qui a besoin de « véritables médecins traitants », selon le rapport daté d'octobre 2025, mais publié mardi.
Selon l'Igas, il faut en particulier réserver le statut de « centre de soins non programmé » à des structures explicitement approuvées par les ARS, en fonction des besoins du territoire. Seules ces structures approuvées par les ARS pourraient bénéficier des majorations pour soins non programmés.
Ces structure devraient également être « capables d'offrir un petit plateau technique et d'intervenir en complémentarité des services d'urgences, selon un maillage territorial défini par l'ARS », indique le rapport.
« Un cheval de Troie pour investisseurs »
Les centres de soins non programmés se sont multipliés ces dernières années surtout « dans des zones densément peuplées, où la démographie médicale n'est pas la plus fragile, Provence-Alpes-Côtes d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, et les grands centres urbains des autres régions », remarque l'Igas.
Leur développement suscite l'inquiétude notamment par l'attraction qu'ils exercent sur les jeunes médecins et les urgentistes, qui y trouvent un cadre d'exercice plus confortable qu'en étant médecin traitant ou médecin en hôpital ou en clinique.
Ils sont également souvent soupçonnés d'être un cheval de Troie pour des investisseurs purement financiers.
Les auteurs du rapport Igas notent cependant qu'ils ont pu rencontrer dans ces centres « des médecins investis dans leur rôle, convaincus d'apporter une offre complémentaire sur le territoire » et que des ARS ont « pu souligner l'apport de ces structures quand leur implantation est concertée ».
Le gouvernement et le Parlement ont tenté de commencer à réguler les centres de santé dans le budget de la Santé 2026. Mais les dispositions prises ont été invalidées par le Conseil constitutionnel, parce qu'il ne s'agissait pas de dispositions budgétaires.
Avec AFP