Avortement au Texas : pour ce médecin, l’obligation de soin avant tout

Un médecin texan a choisi d’enfreindre la loi pour respecter son obligation de soin envers sa patiente.

Au Texas, le combat continue. Le « Texas Senate Bill 8 » interdit tout avortement dès que les battements du cœur sont perceptibles. Soit autour de 6 semaines de grossesse, et cela même en cas de viol ou d’inceste. Une loi qui a plongé le pays dans le chaos, le droit à l’avortement étant un droit constitutionnel.

Contre cette mesure, les poings commencent à s’élever. Les voix aussi. La dernière en date, celle du Dr Alan Braid qui a signé une tribune dans le Washington Post. Il y explique avoir enfreint cette nouvelle loi, parce que ses 45 ans d’expérience professionnelle l’ont poussé à agir en accord avec « son obligation de soin » et le « droit fondamental » de sa patiente à être prise en charge.

Pour rappel, la nouveauté de cette loi est qu’il revient aux citoyens eux-mêmes de dénoncer les personnes, structures ou organisations qui aideraient une femme à avorter, avec à la clé un dédommagement de 10 000 dollars.

Le médecin risque donc des poursuites, qu’il assume, voire attend même avec impatience. « Je sais très bien qu’il pourrait y avoir des conséquences légales, mais je veux être certain que le pari du Texas, qui cherche à éviter l’examen de sa loi clairement anticonstitutionnelle, ne marche pas », a déclaré Alan Braid. Sa stratégie, se faire juger pour prouver l’inconstitutionnalité de la loi. Pari gagné ? L’avenir le dira.

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Portrait de Constance Maria

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