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Avec cette réforme, six vaccins précédemment recommandés à tous les enfants américains ne le seront désormais uniquement que pour ceux particulièrement à risque.
Cela concerne les vaccins contre la grippe, l'hépatite A et B, les méningocoques (à l'origine de méningites), ainsi que contre les rotavirus, responsable de gastro-entérites. Celui contre le Covid-19 avait déjà été retiré de la liste il y a quelques mois.
Le président Donald Trump avait demandé à son ministre de revoir la politique vaccinale américaine à l'aune des pratiques des autres pays développés, et notamment du Danemark, pris comme exemple par le gouvernement américain.
« Après un passage en revue exhaustif des connaissances », a déclaré Robert Kennedy Jr dans un communiqué, « nous alignons le calendrier américain des vaccinations pédiatriques sur le consensus international ».
« Nous adoptons un calendrier bien plus raisonnable », a écrit lundi Donald Trump sur son réseau Truth Social. « Les parents peuvent toujours choisir, s'ils le souhaitent, de faire bénéficier leurs enfants de l'ensemble des vaccins, et ils seront toujours pris en charge par les assurances », a-t-il ajouté.
Mais de nombreux médecins s'inquiètent.
Un choix vivement contesté
« Le calendrier américain pour les vaccins infantiles est l'un des outils les plus minutieusement étudiés que nous ayons pour protéger les enfants de maladies graves, parfois mortelles », a réagi Sean O'Leary, spécialiste en maladies infectieuses et pédiatrie.
« Il est crucial que toute décision » à ce sujet « soit fondée sur des preuves » et « non des comparaisons qui ne tiennent pas compte de différences majeures entre pays et systèmes de santé », a-t-il ajouté.
L'exemple du Danemark, qui recommandait jusqu'ici moins de vaccins aux enfants que les États-Unis, n'est pas pertinent, ont récemment alerté des experts de l'université du Minnesota.
« Le calendrier du Danemark est le reflet de décisions prises dans un petit pays, très homogène, avec un système de santé publique centralisé qui garantit un accès universel aux soins, une faible prévalence des maladies, ainsi que des infrastructures sociales solides », ont-ils écrit. « Ces conditions n'existent pas aux États-Unis – loin de là ».
La direction prise par le gouvernement de Donald Trump est critiquée jusque dans les rangs du parti républicain.
La décision, « fondée sur aucune information scientifique à propos des risques, et très peu de transparence, va susciter inutilement de la peur chez les patients et les médecins, et va rendre l'Amérique plus malade encore », a écrit sur X le sénateur Bill Cassidy, médecin de formation.
Désormais, 11 vaccins sont recommandés à l'ensemble des enfants américains, contre 17 auparavant. En France, 12 vaccins sont obligatoires, dont celui contre l'hépatite B (mais pas A) et celui contre les méningocoques. Celui contre les rotavirus est recommandé, et ceux de la grippe et du Covid-19 sont accessibles.
Avec AFP