Réforme du 3ème cycle : l’Anemf ne reculera pas

Que nenni Mrs les Doyens

La Conférence des Doyens des Facultés de Médecine et d’autres parties prenantes souhaitent revenir sur certains points de la réforme du 3ème cycle des études médicales. Les étudiants de l'Anemf estiment que c’est un jeu dangereux.

Décidément, la réforme du 3ème cycle n’a pas fini de déchaîner les passions. Cette fois, c’est au tour de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) d’ajouter son grain de sel. L’association a publié, mercredi, un communiqué dans lequel elle dénonce l’éventualité d’un retour en arrière sur la réforme. L'ensemble des parties prenantes (1) de la réforme souhaitent en effet rouvrir une concertation sur la phase de consolidation.

La conférence des doyens des facultés de médecine a proposé notamment de revenir sur deux points clés : la durée des DES des disciplines « à forte valence interventionnelle » telles la cardiologie, l’hépato-gastroentérologie et la néphrologie ; et le décret en Conseil d’Etat concernant la phase 3. Ils souhaitent ainsi proposer une nouvelle version avant la rentrée 2017.

Pas touche à l’autonomie supervisée

L’Anemf se dit inquiète par « la remise en la remise en cause soudaine d’un texte tout juste négocié » et rappelle que « la réouverture massive du décret en conseil d’état reportera d’autant sa publication ». Pour l’association, ce sont les étudiants du second cycle qui seront les premiers touchés. Ils se retrouveraient, selon elle, sans visibilité réelle sur le cursus de troisième cycle avant le choix de leur poste à la rentrée.

Par ailleurs, « nous ne souhaitons pas la remise en cause de conditions d’exercice négociées ces dernières semaines, notamment celles portant sur l’autonomie supervisée », explique William Gens, vice-président de l’Anemf. Pour les étudiants, les modalités d’encadrement, de suivi et d’autonomisation progressive du texte sécuriseront demain l’exercice en phase 3.

L’Anemf ne se laissera pas faire

En revanche, l’Anemf se retrouve dans certaines des propositions formulées par l’ensemble des parties prenantes de la réforme, comme par exemple celles concernant l’avenir du post-internat et la refonte des carrières hospitalo-universitaires. « La souplesse, le partage des postes et l’adaptation individuelle permise par un tel dispositif ne sauraient qu’accroitre l’accessibilité et l’attractivité de l’activité de chef de clinique », lit-on dans le communiqué.

Mais pour la suite, l’association restera sur le qui-vive quant aux modifications apportées au décret. « S’il y a une  évolution du post-internat, nous refusons qu’elle remette en cause les avancées obtenues via la réforme du 3ème cycle », tempère William Gens. Leur demande est simple : « une réforme complète à toutes celles et ceux qui la vivront ».

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1. La Conférence des Doyens de faculté de médecine, les Conférences médicales de CNU, la Coordination Nationale des Collèges d’Enseignants en Médecine, la Conférence des présidents de CME de CHU, la Conférence des présidents de CME de CH et la Mission Interministérielle sur la réforme du troisième cycle

 

Source: 

Im`ene Hamchiche

Portrait de La rédaction

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