© X.
Patients, confrères, élus et habitants se sont mobilisés devant le cabinet médical où exerce la jeune docteure agressée le 12 août dernier. Parmi les présents figuraient le président du conseil de l'ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, le député LFI Sébastien Delogu et la maire de secteur, Nadia Boulainseur.
La médecin, installée depuis juillet 2024, a été "frappée, griffée, mordue" et a eu des "cheveux arrachés" par deux jeunes femmes pour avoir refusé de prescrire une ordonnance. L'incident a entraîné quatre jours d'ITT et une enquête a été ouverte pour "violences en réunion".
« Est-ce que je vais continuer ici ? Je suis honnête avec vous, pour le moment je n'ai pas répondu à la question »
Apparaissant pour la première fois en public depuis l'agression, la médecin a exprimé sa gratitude tout en évoquant ses doutes : « J'ai choisi de venir ici. J'ai eu des propositions pour aller travailler ailleurs et c'était vraiment un choix parce que je voulais être utile et je sais qu'ici je pourrai être utile ».
Elle a ajouté : « Je vous avoue que cet évènement m'a fait un peu tout remettre en question. Est-ce que je vais continuer ici ? Je suis honnête avec vous, pour le moment je n'ai pas répondu à la question ».
Face à la possibilité d'un départ de la médecin, la maire de secteur a lancé un appel : « Je comprends parfaitement ce que vous avez vécu et je comprends que vous êtes effectivement dans une phase de réflexion qui est complètement compréhensible. Mais je vous demande, en tant que maire de secteur, de rester ».
A voir aussi
Incendie de Crans-Montana : la France accueille des grands brûlés dans ses hôpitaux
Prison pour le médecin qui palpait systématiquement (et sans raison) la poitrine des patientes en consultation
Infirmière licenciée à l'AP-HP : l'affaire du calot chirurgical se règle devant la justice
« Regard gluant », « gestes intrusifs » : un gériatre de Beaune jugé pour harcèlement sexuel
2 millions d'euros de fraude : un réseau de faux transports médicaux démantelé