Le palmarès ciné 2019 de la rédac'

Cauchemars en plein soleil, fresques en alcôves, tristesses lumineuses, cruautés en sous-sol... L'année 2019 a constamment navigué entre ombre et lumière. On vous reparle de nos coups de cœur...

N°10: BORDER de Ali Abbasi

Conte de fêlés, "Border" est une ode à nos différences autant qu'à notre essence commune, portée par un réalisateur plein de promesses.

N°9: JOKER de Todd Phillips

Efficacité à l'américaine pour ce film dont la valeur (sur?)ajoutée tient probablement dans l'écho qu'il trouve avec les contestations sociales qui prolifèrent actuellement aux quatre coins du globe.

N°8: ROUBAIX, UNE LUMIERE de Arnaud Desplechin

Film habité par la foi, dont la complexité aride aboutit au cœur de l'humain. Une belle claque signée par un Desplechin toujour autant exigeant avec lui-même et le spectateur.

N°7: MIDSOMMAR de Ari Aster

Cauchemar en plein été, le soleil ni le suspense ne se couchent jamais dans ce film de pure angoisse qui constitue probablement la mise en scène la plus baroque et la plus grandiose de l'année.

N°6: GIVE ME LIBERTY de Kirill Mikhanovsky

Le film le plus tendre de la sélection, une pépite qui tient chaud au cœur pendant un bon moment. En ces temps de colère, c'est toujours très bon à prendre.

N°5: DEUX FILS de Felix Moati

Coup de cœur absolu pour cette chronique de trois générations de mecs paumés. Félix Moati, on en redemande!

N°4: PARASITE de Bong Joon-ho

Palme d'Or dans un écrin parfait, jeu de pistes macabre où il n'est pas interdit de rire gras, "Parasite" brille d'intelligence.

N°3: LES MISERABLES de Ladj Ly

Film d'époque, la nôtre, tout en superlatifs, "les Misérables" ne craint pas de se confronter aux œuvres de contestation sociale qui constituent une certaine idée de la France.

N°2: GRACE A DIEU de François Ozon

Ozon s'implique avec intensité et respect dans l'œuvre de libération de la parole des victimes d'abus sexuel. C'est sensible et intelligent. Un très grand film.

N°1: DOULEUR ET GLOIRE de Pedro Almodovar

Gloire soit rendue à la douleur lumineuse de cet immense cinéaste qu'est Almodovar. Rarement se raconter a été si peu nombriliste, et si universel. 

Portrait de Guillaume de la Chapelle

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