Faire reconnaître son semestre d’interne suisse

Une fois son stage d’interne trouvé aux hôpitaux universitaires de Genève (hug), reste encore à le faire reconnaître pour sa maquette de DES. Pour cela, il faut obtenir d’y aller en inter-chu.

Cette deuxième étape se fait parfois bien avant, voire en même temps, que l’entretien d’embauche en Suisse (lire WUD#31, p. 36). La première chose à faire est d’aller voir son coordonnateur de DES(C) afin de savoir si le stage peut être validant pour la maquette. Si ce n’est pas le cas, il faudra dès lors envisager de prendre une disponibilité de 6 mois et entamer les démarches pour l’obtenir, avec les inconvénients qui s’y associent : décalage de 6 mois, modification du classement pour le choix de stage, etc.

Faire mouche à la commission inter-CHU…

La demande officielle d’inter-CHU est à faire auprès de la – tout simplement nommée – commission inter-CHU de sa subdivision. On vous demandera de constituer un dossier avant une audition par les membres de cette commission. Les pièces de ce dossier comprennent entre autres un CV, une lettre de motivation et un relevé des semestres déjà effectués.

Une lettre de soutien de son/ses chef(s) de service, PU-PH, et/ou coordonnateur est également fortement recommandée. Lors de l’audition par la commission, afin de mettre toutes les chances de son côté, il est important de présenter un projet précis et cohérent avec son parcours, par exemple : le souhait d’apprendre une technique chirurgicale précise en chirurgie de la main pour un candidat ayant déjà le DU de chirurgie de la main et de microchirurgie, en vue d’une surspécialisation.

Un PowerPoint résumant parcours, formations complémentaires et rappelant le service de destination peut être d’une grande aide pour plus de clarté lors de la présentation. Et il ne faut pas hésiter à parler du projet en amont aux représentants des internes qui sont membres de cette commission, pour obtenir conseils et soutien. Concernant le financement de l’inter-CHU, le risque est de passer devant la commission du CHU avant d’avoir eu une réponse du côté suisse, voire même avant d’avoir passé l’entretien d’embauche… Dans ce cas, l’argumentation du volet financement peut être délicate…

On ne pourra pas montrer à la commission un document certifiant être payé par les HUG. En effet, les HUG refusent catégoriquement d’envoyer cette fameuse pièce tant que le contrat n’est pas signé, c’est-à-dire une fois sur place! Il est alors important de pouvoir montrer qu’on a effectué les mêmes démarches qu’un interne suisse afin d’être embauché sur un poste rémunéré. Un courrier du chef de service suisse faisant part de son engagement au recrutement peut donc s’avérer utile.

… Pour moucher les autres CV

Une expérience à l’étranger, comme aux HUG, constitue toujours un point positif. Outre le fait de rajouter une « belle ligne » à son CV, ce projet présente un autre avantage : il est possible d’y faire 2 semestres à la suite. Un intérêt non négligeable pour ceux qui envisagent une carrière académique! Ainsi, étant donné les multiples démarches administratives suisses et françaises, la fréquence, une fois par semestre, des différentes commissions (inter-CHU et demande de disponibilité) et de l’entretien d’embauche, il est conseillé d’entamer les démarches un an avant le semestre d’inter-CHU envisagé.

Portrait de Phanarom Thong
article du WUD 32

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