Une revue porno?_ sans photo !

Des revues biom?dicales naissent et meurent chaque semaine. La science est utilis?e pour communiquer?_ Ou pour faire du business ! A chacun son style?_

Il existe des milliers de revues prédatrices, en accès libre (open access), créées par des sociétés indiennes ou chinoises qui publient tout ce qu’elles reçoivent. Les auteurs payent de 50 à 500 $ en moyenne. Jeffrey Beall, documentaliste de l’Université du Colorado, a listé sur son blog¹ près de 500 maisons d’édition de ce type. Évidemment, on ne peut que crier pour le bien de la communauté et la faible valeur de ces publis : évitez ces revues !

 

Pourtant, dans cette nébuleuse de littérature scientifique, des revues de qualité existent. Exemple avec la décalée et élégante publication : Porn Studies² qui a publié son premier numéro récemment. Il s’agit d’une revue sociologique qui traite des médias et de la com’ des milieux pornos ! Et, incroyable, les sociologues sont des gens épatants : sur 222 pages, pas une photo !

 

Moins frivole, la revue Disaster and Military Medicine³, aussi en open access, comble un vide éditorial en publiant des recherches sur la médecine de guerre et de catastrophes.

Sur les 19 membres du comité de rédaction, 14 habitent en Israël, 3 aux USA et 1 au Japon… Cherchez l’erreur…

 

Enfin, triste fin d’édition pour le titre DPC & Pratiques de la HAS qui s’est arrêté en 2013 après 75 numéros. Mais, comme une renaissance, cette revue est depuis réapparue en accès libre sous le nom de I & DPC?? Sauf que DPC veut maintenant dire Développement des Pratiques Collaboratives… et I : Initiatives… De quoi se demander ce que devient là-dedans le développement professionnel continu ? !

 

*Hervé Maisonneuve est médecin, professeur associé santé publique, avec une activité de formation en rédaction scientifique, et blogueur : www.redactionmedicale.fr

Portrait de La rédaction

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