Trouver son stage d'interne en Suisse

Trouver un terrain de stage constitue la première étape. Bien entendu, si notre patron ou un PH ou un chef a des contacts là-bas, cela peut aider… Mais qu’on l’obtienne seul ou par piston, il faudra de toute facon en passer par un entretien d’embauche, au même titre qu’un interne suisse.

L’internat en Suisse : d’autres règles du jeu !

Rien à voir avec l’internat en France, où ce sont les ECN qui marquent la fin de l'externat et décident de notre spécialité : là-bas, il n'existe pas de système équivalent.

En Suisse, la première étape de l’internat est d'aller voir le chef de service de la spécialité convoitée pour lui faire part de son intérêt et de commencer les stages, qu’il faut trouver par soi-même. Par exemple en chirurgie, l’interne commence dans le « tournus », c’est à dire 1 an de stages pouvant se faire en chirurgie ou aux urgences. Il peut ensuite aller dans la spécialité voulue, où il sera évalué au quotidien pendant 1 an. C'est à l'issue de l'ensemble de ces stages qu'il saura s'il est pris en formation dans la spécialité. Toutes les spés sont ainsi théoriquement accessibles mais la confirmation/infirmation n'a lieu qu'au bout de 1 à 2 ans… Ce n'est pas forcément mieux ou moins bien qu'en France, il faut juste bien comprendre que les règles du jeu sont différentes.

Les changements de stage se font tous les 4 ou 6 mois et c'est à l'interne de trouver ses terrains de stage ; pour cela, il doit passer des entretiens d'embauche.

L’entretien d’embauche, la clé de l’interCHU

Il s'agit d’un véritable entretien d’embauche, avec rencontre de toute l’équipe d’accueil, où il est obligatoire de se rendre et où il faut savoir bien « se vendre ». Le costume pour les messieurs et le tailleur pour les dames sont de rigueur. Pendant cet entretien, le CV est disséqué. Il peut y avoir des questions « techniques » en rapport avec les communications, les enseignements réalisés…

En tout cas, il faut arriver avec un projet et des objectifs bien précis : apprendre une technique chirurgicale particulière, se perfectionner dans une technique endoscopique, se spécialiser dans une prise en charge spécifique… Le résultat de l’entretien est donné dans le mois qui suit, par e-mail.

Si on est accepté, on prend une place de médecin interne identique aux confrères suisses. On est donc traité et payé de la même manière.

Y a pas l’feu au lac… Mais si !!!

Une fois la réponse affirmative reçue, il faut s'occuper très vite de toute la partie administrative côté suisse, pour avoir notamment la reconnaissance de diplôme

(DCEM) et le droit de pratique de médecine dans le canton. Le canton de Genève met un bon mois pour renvoyer les documents. Les Hôpitaux universitaires de Genève signeront le contrat uniquement si ces deux documents sont présentés…

Rien de très sorcier pour les obtenir, mais il faut tout de même rassembler les pièces du dossier, ce qui peut s’avérer long et fastidieux : beaucoup de documents à fournir type diplômes universitaires, pièces d’identité, etc., avec obligation d’avoir des photocopies certifiées conformes (à faire à la mairie, à la préfecture, etc.).

Portrait de Phanarom Thong
article du WUD 31

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