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Les approvisionnements en rispéridone injectable, produite par le laboratoire Janssen, « ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires », a indiqué dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
En conséquence, « nous abrogeons l’ensemble des mesures exceptionnelles mises en place dans le contexte de la pénurie », précise l’agence.
L’ANSM avait mis en place, à l’automne, plusieurs mesures restrictives auprès des médecins et pharmaciens, constatant des difficultés d’approvisionnement à travers toute l’Europe pour la rispéridone administrée par injection. Ce médicament est essentiellement indiqué dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.
Effet domino industriel
Les tensions étaient dues à un enchaînement de problèmes d’un laboratoire à l’autre. Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, avait dû suspendre sa production, alors qu’il devait déjà compenser une rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen.
Janssen, qui soupçonnait un défaut de qualité sur son traitement, a finalement pu reprendre la production après des investigations.
Ces difficultés s’inscrivaient dans un contexte plus large où nombre de traitements psychiatriques font l’objet de pénuries. Ainsi, la quétiapine, autre médicament prescrit face à la schizophrénie, continue à être difficile à trouver dans les pharmacies.
Ces tensions et pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.
Avec AFP
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