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Ce constat fait suite à une quatrième réunion, le 5 juin, avec les représentants des professionnels de santé, des patients et de la chaîne du médicament.
Alors que la santé mentale est « grande cause nationale » en 2025, une quinzaine de tensions d'approvisionnement et ruptures de stock en psychotropes ont été signalées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) depuis début janvier.
Après la quétiapine - neuroleptique souvent prescrit pour traiter la schizophrénie, la bipolarité et certaines dépressions -, les tensions d'approvisionnement ont touché le teralithe - sels de lithium contre la bipolarité - ou des antidépresseurs courants, la sertraline et la venlaxafine.
Remises à disposition progressives selon les molécules
Pour la quétiapine, la date de remise à disposition du médicament à libération prolongée restait, au 10 juin, « inconnue » pour les dosages de 300 et 400 mg, mais la couverture des besoins habituels en 50 mg était « assurée », selon l'ANSM.
Pour le teralithe, comme pour la sertraline (Zoloft et génériques), une remise à disposition en juin est anticipée par les laboratoires, sachant que ces prévisions « n’intègrent pas le délai de mise à disposition pour les patients en officine (3 à 4 semaines) », a précisé entre autres l'agence.
L’ANSM a martelé que, depuis plusieurs mois, de nombreuses mesures ont été prises : interdiction d'exportations, importations, restrictions de prescriptions, délivrance à l'unité de comprimés, préparations magistrales en pharmacie, recommandations pour les soignants et les patients, etc.
Et « des travaux de fond s'engagent avec les représentants des professionnels de santé et des associations de patients pour analyser l'offre thérapeutique dans le domaine de la santé mentale, dans l’objectif d'identifier les vulnérabilités (diversité des formes galéniques disponibles, alternatives par indications) et les moyens d’y répondre », selon son communiqué.
L'objectif est aussi de prendre les mesures nécessaires pour améliorer l’offre nationale en psychotropes (adaptation du conditionnement, identification de nouveaux acteurs, diversification des chaînes d’approvisionnement et des exploitants), a ajouté l'agence.
Les pénuries de médicaments en France ont depuis plusieurs années des causes diverses, dont la délocalisation et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l'industrie pharmaceutique.
Avec AFP
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