#MonHariboMonChoix : a Fakemed Wars story

Une histoire de bonbons
Une histoire de bonbons

La guerre continue ! Les homéopathes lancent une campagne pour défendre le remboursement de leurs médicaments, et les no Fakemed répondent…
 

À ce niveau, les homéopathes devraient peut-être arrêter les frais. C’est ce que nous pourrions penser, face à l’offensive du gouvernement, qui a courageusement conditionné le déremboursement du médicament homéopathique à une décision de la Haute autorité de santé. Une décision qui ne fait plus guère de doute, une fois l’analyse scientifique enclenchée.
 
Mais les homéopathes n’abandonnent pas : ils lancent une super campagne intitulée « Mon corps homéo, mon choix », afin de défendre le remboursement. « La pilule serait dure à avaler », peut-on notamment lire sur les affiches des homéopathes qui invitent à respecter « le choix des Français ».

Comme attendu, la campagne a immédiatement été détournée pour devenir « Mon Haribo, mon choix ».

Pour ne plus ôter le pain de la bouche

Alors que la HAS auditionne les différents acteurs sur le sujet, les homéopathes tentent donc la campagne de la dernière chance, rappelant que le médicament homéopathique coûte moins cher, qu’il est prescrit par un quart des généralistes, et qu’il évite de prendre des vrais médicaments. Pour convaincre un peu plus, elle prend les citoyens à témoin. En résumé : « Regardez tous ces Français qui ont déjà pris de l’homéopathie. Même les petits cancéreux les utilisent pour limiter les effets secondaires des traitements. Ne les laissez pas tomber… ».
 
Donc si tu soutiens l’homéopathie, envoie « Homeo » au 32321 (non surtaxé). Et non, ce n’est pas une blague, la pétition sur le site est vraiment doublée d’une plateforme SMS.
 
Grâce aux acteurs de l’homéopathie (1), les no #Fakemed ont pu s’exprimer sur Twitter, impossible de laisser passer ça ! À travers le hashtag détourné #MonHariboMonChoix, ils ont fait leur petite enquête. Et, oh, surprise, qui est derrière l’initiative ? Boiron, Weleda, Lehning. Bon, en même temps, ça n’était pas vraiment caché…

Certains se sont même lancés dans un petit signalement sur la validité d’un tel site internet.

Et qui débarque dans tout ça ? Thomas Mesnier, le député de la Charente, en plein chantier de loi santé dont il est rapporteur, envoie une petite pique à l’attention des no Fakemed mais destinée en réalité aux homéopathes. Il est malin, le politicien.

On se moque, on se moque… Mais prendre les Français à témoin, connaissant l’amour qu’ils vouent à leurs petits granules, pourrait s’avérer efficace. La procédure lancée par le gouvernement les empêche a priori de faire marche arrière, mais…
 
En attendant, nous vous proposons de consulter ce petit florilège de tweets, histoire de se détendre un peu.

Et un petit dernier, pour les geeks...

 
(1) Les organisations professionnelles
SNMHF : Syndicat national des médecins homéopathes français
FNSMHF : Fédération nationale des Sociétés médicales homéopathiques de France
SFH : Société française d’homéopathie
CHF : Centre d’études homéopathiques de France
SNMA : Syndicat national de médecine anthroposophique
INHF-Paris : Institut national homéopathique français
FFSH : Fédération française des Sociétés d’homéopathie
CEDH : Centre d’enseignement et de développement de l’homéopathie
CDFH : Centre de formation en homéopathie
Association Hôpital Saint-Jacques
 
Les sociétés savantes
SSH : Société savante d’homéopathie
SHISSO : Société homéopathique internationale de soins de support en oncologie
SSMA : Société savante de médecine anthroposophique
 
Les associations de patients
AHP-France : Association homéo patients France
Safemed : collectif de patients et professionnels de santé pour une médecine intégrative
 
Les entreprises du médicament homéopathique
Boiron
Lehning
Weleda

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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