En pneumologie, Les Hospices Civils de Lyon sont le premier CHU choisi par les internes. Un résultat surprenant pour les internes interrogés : ils ont l’impression que finalement ce sont beaucoup de lyonnais qui restent à Lyon dans cette spé, mais ils s’expliquent assez facilement ce résultat.
Laure, interne, nous explique que dans de nombreuses villes de province, la formation en pneumologie tourne souvent autour d’un voire de deux chefs de service. Même s’il existe plusieurs centres de pneumologie, les pratiques y sont souvent similaires. Lyon a la particularité d’avoir trois centres distincts, avec chacun des spécificités cliniques propres et des chefs de service différents. Cela permet de rencontrer dans sa formation plusieurs écoles aux pratiques réellement différentes.
A Lyon, se trouve aussi le centre national des maladies orphelines pulmonaires (Pr Jean-François Mornex), qui est une référence nationale en la matière, voire au-delà de nos frontières. Un chef de clinique nous précise qu’on trouve également un centre de référence sur l’hypertension artérielle pulmonaire, sur les tumeurs thoraciques rares…
Beaucoup d’éléments qui participent à l’attractivité et au rayonnement de la pneumologie lyonnaise. Avec six postes d’internes, les possibilités de clinicat deviennent difficiles, et réservées aux projets de carrières universitaires. Il n’est toutefois pas difficile de trouver un poste d’assistant dans les hôpitaux périphériques de Lyon.
Source:
Laurent Teuma
A voir aussi
Classement des CHU 2026 : Montpellier prend la tête, Marseille et Toulouse accélèrent, Limoges et Angers décrochent
En 2025, ils nous ont partagé leur expérience heureuse (ou pas) de jeunes médecins
Un interne est décédé au CHU de Montpellier, la thèse du suicide est privilégiée
EDN-Ecos : ce que la réforme a vraiment amélioré (ou empiré) pour les internes
Les urgences du CHU de Caen privées d'internes dès aujourd'hui, pas assez d'encadrants
La Consult' de Mélanie Debarreix : « On représente 40% de l’effectif médical, 70% des prescriptions, et c’est trop souvent oublié »