"les compétences acquises pour ce big Matching seront réutilisées pour le 2e cycle", selon le Pr Palombi

La première vague de big matching s'est achevée sans encombre ce 17 septembre, en attendant les résultats de la 2e vague vendredi prochain. Sur les 1226 étudiants qui vont rentrer en phase de consolidation, 1179 ont été affectés, dont 1078 sur le premier choix (5 cœurs). Entretien avec l'un des artisans de cette nouvelle procédure, le Pr Olivier Palombi, vice-président de l'université du sport et de la santé (Uness). 

What's up Doc. Comment avez-vous fait pour éviter l'échec de juin dernier

Pr Olivier Palombi. En juin nous avons rencontré un problème de licence. L'une d'entre elles sur l'un des serveurs s’est interrompue le soir où nous avons récupéré les données. Une heure après c’était réglé, il suffisait de payer la licence. Ça a pris des proportions énormes pour un problème minime.Cette fois-ci en terme de chiffres il y avait 1226 étudiants qui étaient concernés. 

WUD. Quelles étaient les spécialités concernées cette année ?

Pr O. P. Je ne les ai pas tout en tête, mais il y a la dermatologie, la neurologie, la médecine d'urgence, la gériatrie... il y en a 11 en tout. Il y avait 1600 postes proposés. Nous avons connu une première vague d'étudiants qui ont déposé leurs vœux, cela s’est passé le plus simplement possible. Car quelques semaines auparavant, les internes ont pu découvrir la plate-forme. Quand on l'a ouverte, ils avaient tous commencé à faire leur choix. Sur ces 1226 étudiants, il y en a 26 qui n’ont pas terminé la procédure. Ils n’ont pas exprimé assez de vœux. Nous n'avons pas pu les faire rentrer dans le matching. 

WUD. Que va-t-il advenir de ces 26 candidatures ?

Pr O. P. Et bien il y a une deuxième vague qui a débuté hier soir (jeudi soir, NDLR). Pourquoi n’ont-ils pas été jusqu’au bout de la première vague ? Pour des raisons diverses et variées : certains avaient des problèmes personnels, d’autres tablaient plutôt sur la deuxième vague. Certains étaient sûrs d’avoir leur choix donc ils n’en ont formulé qu’un seul. Puis dans un deuxième temps, il a fallu classé ces quelques 1600 postes. Nous avons donc dû allonger un peu la période : plutôt que le 16 nous avons terminé le 17 septembre. Sur les 1600 postes, il nous en a manqué à peu près une centaine (dû à des problèmes de classement des responsables de stage, NDLR), nous avons privilégié le choix des internes. Nous avons classé premier les étudiants ex aequo ce qui fait que ce qui a primé, pour leur classement, c’est leur nombre de cœurs. Nous avons privilégié le choix des internes, et nous n’avons pas fait basculer ses internes sur la deuxième vague.

WUD. Pour la deuxième vague vous attendez combien d’étudiants ?

Pr O. P. Nous avons donc une quarantaine d’étudiants qui vont basculer en vague 2, mais il faut y soustraire les 26 étudiants qui n’ont pas participé à la première vague. Il n’y a que 20 étudiants qui ont participé correctement et qui bascule assis en vague 2. Quand on regarde dans le détail, il s’agit d’étudiants qui ont visé des postes extrêmement prisés.

WUD. Quelles sont les terrains de stage qui ont été le plus prisés cette année ?

Pr O. P. Ça on ne peut pas le dire, car c’est en proportion de leur spécialité. Nous n’avons pas non plus de statistiques pour dire si c’était plus en CHU ou alors plus en périph.

WUD. Quels ont été les retours des étudiants ?

Pr O. P. La majorité des étudiants ont eu des retours plutôt positifs. Il faut savoir que la majorité des étudiants ont été classés sur des terrains de stage à cinq cœurs. Les étudiants ont été classés sur leur choix "cinq cœurs" dans plus de 90 % des cas. 

WUD. Comment s’est passée le matching du côté des responsables de terrain de stage ?

Pr O. P. Dans plus de 70 % des cas, les responsables de terrain de stage en eu comme interne celui qu’ils avaient classé premier. Nous sommes presque dans un monde idéal. 

WUD. Cette procédure de Big Matching a-t-elle vocation à remplacer les ECN ?

Pr O. P. Oui vous avez raison. C’est à peu près la même chose. Pour le deuxième cycle, nous aurons bien l’expression des vœux selon les étudiants, mais de l’autre côté ce n’est pas un classement que vous aurez, mais plutôt un score. Nous allons ensuite rapprocher les vœux avec des scores. C’est le même algorithme. L’expérience et les compétences acquises par l’uness (université de la santé et du sport) pour ce big Matching seront réutilisés ensuite pour le deuxième cycle. 
 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

Vous aimerez aussi

L’Isnar-IMG s’alarme de la tournure que prend la mise en place des formations spécialisées transversales (FST). Leur mise en place, poussive depuis...
Sur le podium : Paris 5, Paris 7 et Paris 6 !

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.