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À partir du 1er septembre 2025, trois évolutions importantes entrent en vigueur dans le champ de la santé publique et de la pratique médicale.
Un dépistage néonatal élargi à 16 maladies
Le programme national de dépistage à la naissance s’enrichit de trois nouvelles pathologies : les déficits immunitaires combinés sévères (DICS), l’amyotrophie spinale infantile (SMA) et le déficit en acyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaîne très longue (VLCAD). Ce renforcement porte à 16 le nombre de maladies graves dépistées précocement, dans le cadre du quatrième Plan national maladies rares 2025-2030.
Le dispositif repose sur les centres régionaux de dépistage néonatal, en lien avec le Centre national de coordination et les ARS, et concernera tous les enfants nés à partir de septembre.
Don du sang : des délais réduits
Autre évolution pratique : le délai d’attente après un tatouage, un piercing ou certains actes médicaux invasifs (acupuncture, mésothérapie, sclérothérapie, endoscopie souple) est ramené de quatre à deux mois.
Par ailleurs, l’implantologie dentaire avec substituts osseux ne constitue plus une contre-indication au don. Ces ajustements sont intégrés au questionnaire médical remis aux donneurs et visent à faciliter l’accès au don tout en garantissant la sécurité transfusionnelle.
Arrêts de travail : un formulaire Cerfa unique et sécurisé
Enfin, les médecins devront impérativement utiliser à compter du 1er septembre le nouveau formulaire Cerfa d’arrêt de travail délivré par l’Assurance maladie. Tout autre support (anciennes versions, scans ou photocopies) sera désormais rejeté et renvoyé au prescripteur.
Le document intègre sept points d’authentification afin de renforcer la lutte contre la fraude, dans un contexte de contrôle accru des indemnités journalières.
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