La société française de virologie se désolidarise de son fondateur Jean-Michel Claverie

La cacophonie médiatique continue. Cette semaine, la société française de virologie a décidé de se « désolidariser » des propos de son fondateur, le virologue Jean-Michel Claverie.

Pour la Société Française de Virologie, c’est un grand non. Ce 26 juillet, la société savante fondée par le virologue Jean-Michel Claverie a décidé de se désolidariser de son fondateur. La raison invoquée ? Les propos récemment proférés par le virologue.

Cela fait quelques jours que le scientifique de 71 ans fait la tournée des plateaux de télévision. Un marathon ponctué d’allégations qu’il qualifie de « dissidentes » sur la quatrième vague qui s’abat actuellement sur l’Hexagone. « Je voudrais savoir dans ces clusters au camping combien de gens sont réellement malades au point d'en souffrir, d'être hospitalisé ou d'aller chez les médecins », a-t-il notamment lâché sur LCI, arguant qu’on serait face à une épidémie de « PCR positifs » plus qu’à des « gens malades »

Un discours rassuriste auquel il a mêlé des propos dénonciateurs. « Il est clair que notre problème provient des cinq millions de personnes séniors ou fragiles qui était prioritaires [à la vaccination] depuis le début et qui ne l’ont pas fait. C’est ceux là que vous allez voir arriver dans les hôpitaux », a-t-il avancé. Et d’ajouter : « C’est cette population qu’il faut cibler pour lui donner un espèce de pass sanitaire inverse contraignant pour l’empêcher d’aller prendre des risques dans des zones qui ne sont pas correctes pour eux plutôt que d’embêter tout le reste de la population. »

Des sorties non-exhaustives qui ont ulcéré la société française de virologie. « La @SFV_France se désolidarise des propos de JM Claverie et s’interroge sur son besoin de légitimer son opinion personnelle par un rôle fantasmé de père fondateur d’une société où il n a pas été réélu.. », lâche l’organisation sur son compte Twitter. Pour la société savante, pas de doute : Jean-Michel Claverie sort de son « rôle de scientifique ». « Opinion n’est pas raison », tempête l’organisation.

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