« Je suis assez bien pour vous soigner mais pas assez pour avoir la reconnaissance que je mérite. Nous, Padhue, demandons juste l’application du décret »

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La réforme de la reconnaissance des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE) constitue une avancée. Cette réforme accueillie avec enthousiasme, a connu des déboires. En particulier, plusieurs années de retard dans sa mise en place. Les représentants avaient rendez-vous le 18 octobre, au ministère, alors, quoi de neuf ?

« Je suis assez bien pour vous soigner mais pas assez pour avoir la reconnaissance que je mérite. Nous, Padhue, demandons juste l’application du décret »

© IStock 

Cette réforme des Padhue permet aux praticiens étrangers, exerçant en France depuis des années, de continuer leur activité, avec l’aval d’une commission d’autorisation d’exercice, sans avoir à passer le concours. C’est une avancée importante. Cependant cette procédure dérogatoire d’autorisation d’exercice, dite « procédure stock » devait se terminer le 31 décembre 2022. « Il reste 2100 dossiers, sur 3100 dossiers, qui ont été repoussé au 30 avril 2023 », vient d’apprendre Rachida Hireche, présidente de l’association Sos padhue de la bouche d’Isabelle Epaillard, directrice adjointe de cabinet du ministre de la Santé, suite à leur entrevue du 18 octobre.

Pour rappel avant cette procédure les Padhues travaillaient dans l’illégalité sans autorisation d’exercice. La procédure stock devait régulariser leur situation. Mais à présent cela fait depuis novembre 2020, que 70 % des padhues attendent la réponse de la procédure.

A l’issue de la procédure stock trois possibilités se présentent : une autorisation de plein exercice, la nécessité de faire un parcours de consolidation des compétences afin de renforcer ses connaissances techniques ou théoriques ou bien un rejet. « Normalement le rejet doit être exceptionnel, à partir du moment où il y a des critères d’inclusion » explicite une des Padhue qui a tenu à rester anonyme. 

« Ce qu’il est ressorti de la réunion d’aujourd’hui c’est que le jury ne connaît pas la loi stock et applique les critères de la procédure EVC (épreuve de vérification des connaissances) d’où la centaine de rejets pour le moment» explique Rachida Hireche

« Certains Padhue exercent depuis plusieurs années en France mais pour autant ils ont reçu des rejets qui ne s’expliquent pas.» renchérit Rachida Hireche

Les padhues souhaitent avoir une grille d’évaluation afin de comprendre les décisions qui leur sont appliquées et ne veulent plus que soit octroyés des parcours de consolidation abusifs.

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