Guadeloupe : les soignants réfractaires au vaccin pourront bénéficier d'une rupture conventionnelle

Les personnels de santé des Antilles réfractaires à l'obligation vaccinale à laquelle ils sont astreints seront « suspendus » au 31 décembre et pourront « s'orienter vers un nouveau métier » via une « cellule d'accompagnement et de reconversion professionnelle », a indiqué lundi le ministère des Outre-mer.

Des « instances d'écoute et de dialogue pour les professionnels de santé non-vaccinés » ont été installées et sont « opérationnelles » en Guadeloupe et en Martinique, a indiqué le ministère dans un communiqué.

« Il s'agit vraiment de dialoguer, sans aucun jugement pour les personnes qui viennent nous voir », a expliqué auprès de l'AFP la présidente de la Conférence de l'autonomie et de la santé en Guadeloupe, Marie-France Tirolien.

Ceux qui s'inscrivent sur le site, en vue d'un échange autour de leur refus du vaccin, voient leur « suspension de salaire éventuelle interrompue sans reprise d'activité », selon le communiqué du ministère. Après l'obtention d'un rendez-vous, les soignants ont huit jours pour faire connaître leur décision : la vaccination ou non.

« Pour les personnes qui acceptent la vaccination, il est mis fin à leur suspension dès la première injection et la reprise des fonctions sera immédiate », précise encore le communiqué, alors qu' « une aide en trésorerie pourra être accordée à ceux ayant subi une interruption de rémunération ».

Pour ceux qui refuseraient toujours de se vacciner, l'État propose un « dispositif de rupture conventionnelle » et un « accompagnement vers une reconversion professionnelle avec un placement en congé de formation ».

A ce jour, « 270 personnes se sont inscrites sur la plateforme, une centaine de rendez-vous est programmée et 33 ont déjà été réalisés », décompte le ministère.

En Guadeloupe, près de 10.000 soignants sont concernés par l'obligation vaccinale, a précisé l'ARS de Guadeloupe à l'AFP, selon qui, le territoire est « au-dessus de 90% de conformité ».

Ce sont donc environ « 10 % des professionnels » concernés qui sont en non-conformité, dont « 6 à 7% de soignants », a précisé la même source.

Ce week-end, des manifestations d'opposants à l'obligation vaccinale se sont tenues en plusieurs lieux de l'île. Samedi, les manifestants ont durant plusieurs heures bloqué l'accès au plus grand centre commercial de l'île, bondé, quelques jours avant Noël, bloquant des gens à l'intérieur.

Un incendie s'est ensuite déclaré dans l'hypermarché. Après un dépôt de plainte de la direction de l'établissement, l'enquête devra déterminer « si les deux faits sont liés », a indiqué le parquet de Pointe-à-Pitre.

Avec AFP 

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