Gabriel Attal et les médecins : des hauts et des bas

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Nommé plus jeune premier ministre de l’histoire, à 34 ans, Gabriel Attal est pour autant loin d’être un inconnu dans la communauté médicale. Son parcours et certaines de ses prises de position le prouvent.

Gabriel Attal et les médecins : des hauts et des bas

© Captures

D’abord conseiller de Marisol Touraine

Le jeune diplômé de science po rencontre Marisol Touraine lors d’un stage à l'Assemblée nationale auprès d’elle, alors qu’elle est députée. En 2012, il la suit et rejoint son cabinet lorsqu’elle devient ministre de la Santé. Il y restera pendant 5 ans jusqu'en 2017. D’abord il écrit ses discours puis devient son conseiller politique.

Il est donc partie prenante dans la loi Touraine, et la généralisation du tiers payant obligatoire, qui à l’époque n’avait pas tellement réjoui les médecins libéraux.

Du franc-parler envers les antivax

A partir de juillet 2020, Gabriel Attal est nommé porte-parole du gouvernement de Jean Castex. C’est à ce moment qu’avec la crise sanitaire, le jeune homme se retrouve sous les feux des projecteurs, qu’il partage avec Olivier Véran, alors ministre de la Santé, pour communiquer sur la gestion de la pandémie.

C’est alors qu’il s’illustre avec ses prises de parole musclées, en apportant son soutien aux soignants et médecins insultés et menacés par les antivax : « Il y a une fermeté absolue de la République. À chaque fois qu'il y a un événement (…), il y a une enquête pour identifier les auteurs pour qu'ils soient sévèrement punis et sanctionnés. Nous ne laisserons jamais passer ce type d'actes » en septembre 2021.

Ou « Qui emmerde la vie de qui, aujourd’hui ? Qui gâche la vie de nos soignants qui depuis deux ans sont sous l’eau dans nos services de réanimation pour sauver des patients qui aujourd’hui sont essentiellement non vaccinés ? Ce sont ceux qui s’opposent aux vaccins ! »  à la sortie d’un conseil des ministres en janvier 2022.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/la-carte-didentite-chez-le-medecin-au-lieu-de-la-carte-vitale-le-gouvernement-veut-lutter

Ses attaques contre les médecins

Ensuite il devient ministre délégué chargé des comptes publics, en mai 2022, dans le gouvernement d’Elisabeth Borne. Et c'est là que les relations entre Gabriel Attal et les médecins se corsent. Au départ, tout roule, il défend la taxe « lapins » contre les patients absentéistes. En mai 2023, ses foudres se retournent vers les professionnels de santé, alors qu’il présente son plan contre la fraude sociale : « La fraude aux prestations de santé est la deuxième en termes de montants. Je veux qu'on lève un tabou : dans 70 % des cas, la fraude est à l'initiative d'un professionnel de santé, par surfacturation, ou facturation d'actes fictifs ». Une attaque quasi-frontale.

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