Événement Elsan : À la pêche (en ligne) à l’innovation !

L’innovation, l’atout santé d’Elsan ? Partenaire de startups en santé depuis 2016, le groupe de cliniques privées développe des outils digitaux à destination de ses professionnels. Un engagement fort sur lequel Elsan reviendra lors de la troisième édition online de son live d’Innolab mardi 9  mars.

Elsan se met sur son 31… ou plutôt sur son 9 mars ! Mardi prochain à 18h30, le groupe d’hôpitaux privés organise la troisième édition de son Live d’Innolab. Un événement ouvert et en ligne portant sur la politique partenariale d’open innovation du groupe qui permet à de nombreux outils en santé d’émerger dans ses cliniques. Le thème de cette année ? L’innovation au service des professionnels de santé ! « Des témoignages de professionnels de santé et de start-ups partenaires comme Hublo avec Antoine Loron; Lifen avec Franck Le Ouay et PandaLab SAS avec Christelle Masson sont au programme », s’enthousiasme Elsan.

« Le premier objectif de cet écosystème est d’apporter de nouveaux services aux patients. Le second est d’améliorer le confort de travail des soignants », nous indique Ségolène Perin, directrice innovation d'Elsan. Depuis le lancement de cette activité stratégique en 2016, 13 projets co-construits avec des start-ups ont été lancés à l’échelle nationale. Télémédecine, services aux patients, aide administrative digitale pour les professionnels de santé, valorisation des données de santé, réalité virtuelle… Leur terrain de jeu est vaste. « On ne se met pas de limite. On a une approche métier. Ce n’est pas l’IA ou le chatbot qui nous intéressent, mais de répondre aux besoins formulés par les professionnels de santé », détaille la directrice. Et d’ajouter, plus tard : « En plus de valoriser nos établissements, investir dans ces innovations nous permet également de travailler main dans la main avec les entrepreneurs pour les améliorer et les enrichir ». Cela, sans bien sûr oublier l’attractivité que cette politique génère auprès des professionnels de santé.

Un point de vue partagé par le Dr Mélanie Decambron. Fraichement débarquée de l’hôpital public, cette néphrologue de la polyclinique Vauban (Valenciennes) s’est très rapidement approprié les outils du groupe pour améliorer sa prise en charge. « L’application qui a changé les choses pour moi, c’est PandaLab », souligne celle qui fût l’une des premières de sa spécialité à utiliser cette messagerie sécurisée destinée aux professionnels de santé. « Avec d’autres spécialités, nous avons ouvert des groupes portant sur la prise en charge des troubles trophiques des patients dialysées, et même hospitalisés. On s’échange des photos, des protocoles de pansements… Et même à distance, j’ai accès au suivi des plaies des patients », souligne-t-elle. Même engouement pour l’application Lifen, un outil capable de digitaliser l’échange de documents médicaux. « Cela me soulage du poids administratif et me permet d’avoir plus de temps à consacrer aux malades », indique Mélanie Decambron. Seule ombre au tableau, selon la néphrologue ? Le manque d’adhésion de certains professionnels de santé, peu habitués à la culture digitale. « Ce n’est pas encore très bien installé », témoigne-t-elle. Et Ségolène Perin de tempérer : « Nous avons de très bons chiffres d’utilisation sur ces différentes applications. Sur Pandalab, on a plus de 800 utilisateurs actifs. Sur Lifen, on en a plus de 1 000 ».

Forte de ses premières expériences réussies, le Dr Mélanie Decambron souhaite désormais s’investir davantage. « Une messagerie instantanée à destination des patients, ce serait vraiment top », s’enthousiasme-t-elle. Une appropriation de la culture digitale qui est encouragée par Elsan. Récemment, le groupe a conclu un partenariat avec le fonds d’accélération MD Start afin que les praticiens du groupe développent des concepts originaux et des dispositifs médicaux. « On peut travailler avec MD Start lorsque, par exemple, un de nos chirurgiens à une idée d’outil capable de faciliter son quotidien, image Ségolène Perin. Nous avons d’ailleurs déjà trois-quatre projets qui sont en cours de réflexion ». Une nouvelle qui devrait ravir la néphrologue. « Grâce à ce dynamisme, j’ai l’impression de mieux soigner les gens », confie celle qui assure ne pas avoir été payée pour être interviewée !

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Portrait de Julia Neuville

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