Christian Ghasarossian, responsable pédagogique de l'enseignement du Département de Médecine Généralede Paris 5, explique que les modifications du programme des dernières années sont liées à une volonté du ministère de l'enseignement de rendre le troisième cycle « professionnalisant », et d'évaluer les compétences acquises et non plus les connaissances, comme le préconise le rapport Couraud-Pruvot*.
Pour cela, il faut « réduire la séparation entre apprentissage en situation et travaux facultaires ». D'où la création du système de tutorat où chaque étudiant est encadré par un enseignant référent chargé d'évaluer son apprentissage. Par ailleurs la formation théorique « classique », qui serait inadaptée à la médecine générale, a été remplacée par des échanges au sein de groupes de pratiques professionnelles. De plus, les évaluations de connaissances basées sur des examens ont été abolies, au profit des traces d'apprentissages, destinées à « favoriser l'émergence de réflexions sur le travail du médecin généraliste ». Enfin, le travail des responsables de chaque département a été d'homogénéiser les programmes afin que les différences entre les facultés s'estompent.
Reste à savoir si ce travail séduira les étudiants pour un internat à l'AP-HP...
* Rapport Couraud-Pruvot sur la restructuration du 3ème cycle, avril 2014
Source:
Sarah Balfagon
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