De battre le coeur n'a pas cessé

Réparer les vivants : on entre dans le dernier roman de Maylis de Kerangal (Prix Médicis 2010 pour Naissance d'un pont), comme Simon Limbres plonge dans la mer pour mieux saisir les vagues et voler au-dessus d'elles.

On pénètre dans le chant de sa phrase qui se déploie, qui bat, s'accélère au rythme des émotions des proches, des médecins.

 

En 24 h, le temps qu'un cœur transplanté passe du corps de Simon à celui de Claire, on traverse la douleur, le deuil, l'excitation de repousser un peu la frontière irréductible entre la vie et la mort.

En quelques heures de lecture, on vit dix vies et on éprouve une infinie reconnaissance envers cette auteure si soucieuse d'enterrer les morts et surtout de réparer les vivants.

 

Maylis de Kerangal,

Réparer les vivants, Éditions Gallimard,

Verticales, janvier 2014.

 

Portrait de La rédaction
article du WUD 13

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