CYCov-19 : une caméra infrarouge pour identifier les personnes symptomatiques

La société montpelliéraine Cyleone a développé une solution mobile de détection en temps réel des flux de personnes symptomatiques : CYCov-19. Grâce notamment à une caméra infrarouge qui identifie la fièvre sur des flux de personnes, mais aussi détecte les personnes qui portent ou non un masque.

Que se passera t-il en cas de recrudescence de l’épidémie à la fin de l’été ou durant l’automne prochain ? Quelles solutions pourra-t-on mettre en place pour identifier les personnes potentiellement contaminées par un agent viral ? C’est en partie pour répondre à cette problématique que la société montpelliéraine Cyleone a développé une solution mobile de détection en temps réel des flux de personnes symptomatiques : CYCov-19. 

Objectif : utiliser « toute la puissance de l’analyse d’image visible et par infrarouge pour identifier rapidement la fièvre sur des flux de personnes, mais aussi détecter les personnes qui portent ou non un masque », explique dans un communiqué l’entreprise qui a développé le projet en partenariat avec Apitec, une société spécialiste de l’intégration et du diagnostic industriel. La présence de fièvre est en effet « un précieux indicateur pour limiter la propagation du virus et préserver la sécurité de tous, et en particulier dans les lieux recevant un public conséquent (grandes entreprises, aéroports, organismes publics, événements en plein air…) », estime Cyleone.

Comment tout cela fonctionnera t-il concrètement ? La solution est notamment composée d’une caméra multicapteurs : GPS, luminosité, vibration, température, pression, bruit, anémomètre, humidité avec intelligence artificielle embarquée…). Celle-ci permet une détection rapide des personnes symptomatiques ainsi que les personnes portant ou non un masque.

Les informations remontent ensuite sous forme d’alertes sur un terminal mobile (téléphone, tablette, PC, etc.). Grâce à l’intelligence artificielle embarquée, les données sont analysées en temps réel, sans avoir besoin de stocker la moindre image. Cyleone considère donc que la protection des données personnelles est garantie et qu’elle respecte totalement le RGPD car « les informations collectées ne sont pas qualifiées de données personnelles (anonymat) et les données stockées concernent uniquement des données collectives ».

Eviter une deuxième vague

« La caméra filme tout le monde, mais la vidéo elle-même, n’est ni enregistrée ni stockée, précise Thomas Nicoulet, ingénieur commercial chez Cyleone. L’analyse d’images est intégrée dans la caméra infrarouge. L’alerte est envoyée si la solution estime par exemple qu’une personne a une température trop élevée, ce qui permet à des personnes présentes sur place de faire des contrôles sur les gens qui ont été détectés. »

La technologie a été conçue pour être mise en œuvre « dans les zones et les entreprises où il y a du flux, que cela soit pour éviter une seconde vague ou pour répondre aux nouvelles réglementations Covid des entreprises », poursuit l’ingénieur commercial.

Par ailleurs, l’ensemble des données envoyées pourront « devenir une aide à la prise en charge des personnes potentiellement atteintes, mais aussi la constitution de base de données permettant d’analyser a posteriori les épisodes pandémiques », indique l’entreprise.

Mais tout cela n’a pas encore été mis en place pour l’instant. Car il faut un « délai d’environ deux mois pour pouvoir installer la solution dans les endroits où il y a beaucoup de flux de personnes », explique Thomas Nicoulet, qui ajoute que son entreprise est aujourd’hui en discussion avec la métropole de Montpellier pour installer la solution dans ses zones publiques.
 

Portrait de Julien Moschetti

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