Coronavirus à Menton : La ville lance une mutuelle communale

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Plus besoin de casser sa tirelire pour pouvoir se faire soigner à Menton. Récemment, la mairie a annoncé le lancement d’une mutuelle communale en réponse à la crise sanitaire.

Coronavirus à Menton : La ville lance une mutuelle communale

Bye-bye l’impossibilité de se payer des soins liés à la Covid, bonjour la caisse mutuelle communale ? En ce mois de mars, la ville de Menton a annoncé le lancement de sa mutuelle chargée de soutenir ses habitants dans leurs dépenses de santé induites par la pandémie. « Au départ, c’était pour ceux qui n’ont pas de mutuelle. Mais à l’arrivée, c’est pour des gens qui nous disent qu’ils ne peuvent plus payer la leur », confie à l'AFP le Dr Patricia Martelli, adjointe à la mairie de cette ville des Alpes-Maritimes où le taux de pauvreté avoisine les 15 %.

Cette mutuelle communale est proposée aux 70 000 habitants de l’agglomération. « On s’est aperçu que les gens hésitaient à se soigner, pour les plus jeunes », indique l’élue de cette municipalité LR. Et de poursuivre : « Pour les plus anciens, qui ont besoin de prothèses dentaires et oculaires, on part du principe que la Sécurité sociale ne pourra plus tout payer car elle engage des frais tels que ça va créer un déficit abyssal »

Pour financer cet engagement, la ville n’a pas eu à piocher dans ses caisses. À la place, elle a signé un partenariat et une convention avec l’association Mut’Com qui couvre près de 200 villes de France. C’est cette dernière qui est chargée de négocier les contrats les plus avantageux pour les patients avec plusieurs mutuelles. « Il n’y a pas ni questionnaire médical ni conditions de ressources et des petits plus : la gratuité au troisième enfant, une participation pour la licence sportive », détaille Patricia Martelli auprès de l’agence de presse.

Demandeurs d’emploi, personnes âgées, étudiants… Dès sa mise en place, cette mutuelle a fait des heureux. « On avait à peine lancé ça qu’on avait déjà une cinquantaine de personnes qui téléphonaient », se remémore l’adjointe qui estime que 2 000 à 4 000 personnes devraient, à terme, y adhérer.

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