Coronavirus : des services de téléconsultation GRATOS !

Le Covid-19 aura au moins eu ce mérite de rendre gratuites des solutions de téléconsultation. 

Coup de pub ou esprit de civisme ? Difficile à savoir. De nombreuses plateformes de téléconsultation ont décidé, à l’aurée de la situation épidémique au Coronavirus qui menace la France, de mettre leur service en accès libre. Les premiers à s’y être risqué est la plateforme polémique arretmaladie.fr. Bien mal leur a pris : l’assurance maladie par la voie de son directeur général Nicolas Revel, leur a rappelé que seuls les médecins des agences régionales de santé (ARS) pour le moment, avaient autorité pour délivrer des arrets maladie à des salariés revenant d’une zone à risque.

Malgré ces premiers déboires, de nombreux autres acteurs de la téléconsultation se sont mis au service gratos, pour cause de covid-19. À commencer par la principale plateforme en la matière, Doctolib. Dans un communiqué daté du 5 mars, Doctolib annonce « que la consultation vidéo est une des solutions pour permettre d’orienter, de soigner et de suivre les patients à domicile tout en limitant la propagation du virus ». Résultat, Doctolib a enregistré en une semaine une augmentation de 40% des téléconsultations. Partant, Doctolib, grand prince, a décidé de permettre «à tous les médecins et patients en France d’utiliser la consultation vidéo gratuitement ; de financer intégralement les coûts d’équipement, de formation et de gestion de ce service et de renforcer l’équipe dédiée à la consultation vidéo ». 

Autre acteur à faire preuve de civisme : consulib. Ce 6 mars, via un communiqué, cette plateforme a annoncé la mise en place depuis le 2 mars de la gratuité du service pour les médecins, pendant la durée de l’épidémie de coronavirus, « en lieu et place de la redevance de 1 euro habituellement prélevée par consultation ». Tout comme Doctolib, Consulib a constaté « une accélération récente des inscriptions de médecins, ainsi que du nombre de téléconsultations qui a été multiplié par quatre ». Quelle est la raison de cette soudaine générosité ? « Dans cette période difficile, nous nous engageons aux côtés des médecins de ville qui sont en première ligne face à l’épidémie. La téléconsultation permet de réduire la propagation du virus et de désengorger les urgences. »

La plateforme Clickdoc (compuGroup medical) n’est pas en reste, puisqu’elle propose elle aussi l’accès gratuit à son service. « CompuGroup Medical, leader des solutions numériques à destination des professionnels de santé libéraux, a décidé de proposer à tous les médecins, en France comme en Europe, de bénéficier gratuitement pendant toute la durée de l’épidémie, de la solution de téléconsultation CLICKDOC », avance la société. Pour bénéficier de ce service, « il suffit au praticien de s’inscrire sur le site web www.cgm.com/fr ». 

Au-delà des offres commerciales, et pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’URPS du coin rappelle qu’elle a mis en place pour les médecins du territoire de santé une solution de téléconsultation gratuite. « celui-ci permet aux médecins de réaliser une TC avec un patient équipé d’un ordinateur muni d’une caméra ou d’une Tablette/Smartphone après avoir téléchargé l’application eConsult Sara », rappelle le Dr Marcel Garrigou-Granchamp. De fait, l’URPS demande à ce que l’assurance maladie assouplisse l’avenant n° 6 qui définit la téléconsultation. Ainsi, l’URPS souhaite que soient prises en charge par l’assurance maladie toutes les téléconsultations autour des « clusters » (Oise,Haute-Savoie...), les téléconsultations des médecins placés à l’isolement, et que soient abolis les critères de territorialité pour le remboursement des TC…  

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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