Pour faire du sauvetage en montagne, il faut à la fois « être au point au niveau de la médecine d'urgence », mais aussi être en forme physiquement. « Il n'y a pas besoin d'être un athlète de haut niveau mais il faut avoir les compétences de quelqu'un qui pratique régulièrement, que ce soit le ski, l'alpinisme, la spéléologie ou le canyoning », explique le Dr Lanièce, médecin urgentiste et secrétaire de l'Association nationale des médecins sauveteurs en montagne (ANMSM).
Rien de bien sorcier, juste un « entretien d'une bonne condition physique, comme dans beaucoup de professions ». Il faut également avoir révisé à fond sa médecine d'urgence, car on n'a pas droit à l'erreur quand on intervient sur une paroi surplombant le vide ! Afin de former les médecins à cette pratique particulière, l'ANMSM organise un DIU de médecine d'urgence et de montagne, en partenariat avec les universités de Toulouse et de Grenoble. « Ce sont principalement des urgentistes ou des anethésistes-réanimateurs qui s'y inscrivent, note le Dr Lanièce. En tout, environ 200 médecins sont impliqués dans ce type d'exercice en France et nous sommes 150 dans l'association ».
Source:
Anne-Gaelle Moulun"
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