Après la fac privée, c’est une fac de médecine publique qui ouvre en septembre à Orléans

Orléans peut pavoiser. Le maire a gagné. Jean Castex a annoncé l’ouverture d’une université de médecine, publique donc, dès septembre dans la ville. Le premier ministre n’a en rien fait le lien entre le projet de fac privée et cette annonce imprévue, mais n’empêche…

Est-ce une réponse à l’ouverture d’une université de médecine privé, prévue en septembre à Orléans par le maire, en partenariat avec l’université de médecine de Zagreb en Croatie ? Une décision qui avait créé la polémique et révolté la conférence des doyens. Quoi qu’il en soit, ce mardi 22 février, le 1er ministre a fait une annonce à l’issue d’une réunion avec des élus du Loiret. Et surprise Orléans aura sa fac de médecine publique cette fois dès la rentrée 2022. Et d’ici quelques années, donc, un deuxième CHU pour la région Centre-Val de Loire, particulièrement touchée par la désertification médicale.

Jean Castex s’en est expliqué sur France Bleu : « La décision de principe est prise, il faut maintenant en étudier les modalités précises, le calendrier de déploiement, toutes les conditions que cela requiert en termes de formation et de recalibrage de notre capacité à former ces étudiants. A cet effet, je saisis cette semaine une mission composée d'inspecteurs généraux à la fois des Affaires sociales, de la Santé et de l'Enseignement supérieur pour que, sous un mois, c'est-à-dire fin mars / début avril, ils puissent avoir précisé les conditions de faisabilité de cet objectif politique.(…) C'est un vieux sujet et une revendication ancienne, et si on peut y répondre favorablement aujourd'hui, c'est en raison des décisions qui ont été prises sous ce quinquennat en matière de numerus clausus, que nous avons fait singulièrement évoluer. Cela nous permet de créer un site universitaire à Orléans pour enseigner la médecine. »

Cette université devrait monter en puissance, avec l’avancement, chaque année des étudiants, pour que d’ici 10 ans l’hôpital d’Orléans soit reconnu CHU.

« Ce sera une montée en charge progressive. J'ai participé, dans ma vie antérieure, à la création ex nihilo d'un CHU à la Réunion et cela s'était fait en 5 ans. Il y a des questions de locaux, de professeurs qui vont former, de lieux de stages... Mais le top départ est donné. »

Pour l’instant l’Université de Tours voisine n’a pas réagi à cette nouvelle, mais le premier ministre a aussi annoncé que « le nombre d'étudiants admis en 2ème année va passer de 265 l'an passé, à 350 à la rentrée prochaine ; concernant les internes, il y en actuellement un flux de 251 et dès 2023 nous passerons à 350. »

Une belle réponse à la fac privée, non ? Il est malin le maire d’Orléans.

 

 

Portrait de Luc Angevert

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