Report des EVC des Padhue : le CNG s’exprime

Face aux craintes de certains Padhue, le CNG remet les pendules à l’heure pour rassurer les candidats. Entretien avec Philippe Touzy, chef du bureau des concours autorisation d’exercice développement professionnel.

« Ces épreuves représentent un fort enjeu pour les candidats et il est important de les rassurer face à une crainte bien compréhensible », entame Philippe Touzy, rappelant le contexte de crise sanitaire avec lequel doit composer le CNG pour l’organisation des différentes épreuves.
 
« L’EVC des Padhue est loin d’être le seul concours à être impacté par les restrictions Covid. Tous nos écrits de concours administratifs nationaux (concours d’entrée à l’EHESP) ont été reportés de mai /juin 2020 à septembre 2020 et leurs oraux aménagés, les ECNi ont été décalées de juin à juillet, l’internat d’odontologie décalé de mai à juin, le concours national de praticien hospitalier, a dû être profondément aménagé pour pouvoir se tenir en utilisant la visio-conférence pour les jurys », précise Philippe Touzy.

Pour nous, le concours a déjà commencé. On a réuni les jurys qui travaillent actuellement sur les sujets. Nous ne sommes pas du tout sur une voie d’annulation. 

Concernant l’annulation tardive du mois novembre, Philippe Touzy explique : « ce concours concerne des praticiens diplômés hors Union Européenne, beaucoup étaient bloqués en dehors des frontières de l’espace Schengen et n’ont pas pu obtenir de visa. Ils nous ont sollicité pour demander le report. Mais les praticiens des hôpitaux en France ont demandé de maintenir. Jusqu’au dernier moment on a espéré maintenir les épreuves pour ceux qui pouvaient les passer. Mais la situation du mois de novembre était aiguë en terme épidémique et nous avons été confrontés à une impossibilité de réunir les membres du jury. Les titulaires se sont désistés, on a appelé les suppléants qui ne pouvaient pas non plus ».
 
Pour cette nouvelle session, Philippe Touzy affirme que du côté du CNG, tout est déjà mis en œuvre pour que les épreuves débutent bel et bien le 31 mars. « Pour nous, le concours a déjà commencé. On a réuni les jurys qui travaillent actuellement sur les sujets. Nous ne sommes pas du tout sur une voie d’annulation ».

Des modalités inchangées 
 
Du côté du format des épreuves, le chef du bureau des concours tient là aussi à rassurer. « Les modalités demeurent inchangées, elles sont fixées par l’arrêté d’ouverture, donc il s’agit bien de deux épreuves écrites surveillées, de 2h chacune. Les candidats pourront bientôt retirer leur convocation. »
 
Quand le CNG écrit sur son site qu’il « confirmera le lundi 15 mars 2021, les dispositions qui seront prises concernant la tenue et le déroulement des EVC », Philippe Touzy précise que ces dispositions concernent uniquement les mesures sanitaires : « nous préciserons qu'il faudra venir avec un masque, du gel hydroalcoolique et que les distances de sécurité seront respectées entre les candidats. Nous avons également fixé cette date pour avoir un délai de prévenance au cas où la situation épidémique se dégraderait et que des mesures strictes seraient prises au niveau du Gouvernement. Mais ce n’est pas la dynamique actuelle. »
 
Cette année, il y aura cependant probablement des déçus. « Pour les candidats en dehors de l’espace Schengen, il est peu probable que ce soit résolu d’ici mars. En novembre, il n’était pas possible d’obtenir un visa pour des concours, cela concernait uniquement les étudiants inscrits en faculté pour passer leurs examens. On avait alerté un certain nombre de services, mais le CNG n’a pas de compétence particulière pour les attributions de visa. Donc pour ces candidats malheureusement, notre marge de manœuvre est limitée. On fait juste valoir le besoin de renforcer les rangs des médecins mais ensuite la décision est politique », explique-t-il.
 
« A aucun moment en revanche, on ne pénalise des médecins sur un critère de nationalité et la lutte contre les discriminations nous tient au contraire très à cœur, tout au long de l’année. En attendant de pouvoir se présenter, ces médecins peuvent continuer d’exercer leur spécialité, nombreux exercent d’ailleurs déjà sur le sol français ».
 
Avant de conclure : « on travaille avec des médecins diplômés hors Union Européenne tous les jours, avec leurs organisations représentatives, nous avons des liens très forts avec eux. On veut que tout se déroule au mieux et pouvoir renforcer les équipes qui sont chaque jour sur le pont à l’hôpital public. On a vraiment besoin d’eux, on les attend. »
 

Portrait de Constance Maria

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