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Depuis ce lundi 2 février, des médecins retraités ont repris une activité à Monteux afin de pallier les difficultés d’accès aux soins. La municipalité a ouvert un centre médical municipal transitoire (CMMT), pour répondre à l’absence de prise en charge d’une partie de la population locale.
Dix praticiens sont mobilisés : sept médecins généralistes et trois spécialistes — un néphrologue, un cardiologue et un endocrinologue-diabétologue. Tous sont âgés de plus de 70 ans et exercent à temps partiel. Chaque jour, au moins deux médecins sont présents simultanément pour assurer les consultations.
Des patients ciblés et prioritaires
Le dispositif s’adresse en priorité aux habitants de Monteux sans médecin traitant. Les rendez-vous sont réservés aux patients âgés de plus de 65 ans, aux personnes en affection longue durée (ALD) ou présentant des situations de fragilité médicale.
Les médecins sont salariés par la commune, qui assure l’ensemble de la logistique du centre : locaux, secrétariat et organisation administrative.
« Laisser des patients sur le bord de la route est insupportable »
La coordination médicale est assurée par Marielle Lafont, elle-même médecin retraitée. Elle explique sur Ici Vaucluse que l’engagement de ces praticiens répond avant tout à une exigence éthique : « L’idée que des patients actuellement fragiles, âgés, qui sont en affection longue durée, qui ont des polypathologies, qui sont handicapés puissent rester sur le bord de la route et ne soient pas pris en charge, c’est quelque chose qui, pour moi, est totalement insupportable ».
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/un-centre-100-medecins-retraites-ouvre-paris-et-cartonne-deja
Avec son mari, elle a exercé durant de nombreuses années à Morières-lès-Avignon et revendique une expérience de « médecins de famille ». Pour faciliter le retour à l’exercice, la commune a levé au maximum les contraintes : « La mairie met à disposition des locaux, met à disposition le secrétariat, toute la logistique. Cela faisait partie du deal. On mobilise des retraités, mais il faut que ces retraités soient confortables, en sécurité, sans contraintes administratives », précise-t-elle sur Ici Vaucluse.
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