Sages-femmes versus gynécos : la guéguerre continue

Les négociations sur le statut des sages-femmes se poursuivent...inlassablement

Entre sages-femmes et gynécos, ça commence à chauffer. Tandis que les sages-femmes entament leur 16ème semaine de grève, les négociations inter-professionnelles se poursuivent dans une atmosphère pour le moins tendue.

Pour rappel, les sages-femmes sollicitent un statut de praticien hospitalier, hors fonction publique, et une reconnaissance de professionnel de santé de premier recours. Ce à quoi les gynécos s'opposent fermement craignant à la fois une perte de chances pour les patients, et un transfert de patientèle.

En décembre dernier, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) avait fait savoir qu'il se désolidarisait du mouvement des sages-femmes, selon hospimedia.fr. Dans la même veine, la Fédération nationale des Collèges de gynécologie médicale (FNCGM) était aussi montée au créneau pour s'opposer cette fois à la reconnaissance des sages-femmes comme praticiens de premier recours. Leur argument ? Ces dernières "ne peuvent pas avoir la compétence, après 4 ans d'études en maïeutique, pour différencier une situation normale d'une situation pathologique que ce soit en situation de première consultation gynécologique, de choix contraceptif, de prise en charge de toute pathologie et d'un suivi gynécologique".

Une posture que le collectif de sages-femmes qualifie de "corporatisme", "paternalisme" ou "patriarcat", selon leparisien.fr"On demande juste à exister, à exercer nos compétences. Ailleurs, toutes les femmes passent par des sages-femmes, personne n'y voit une concurrence", justifie Caroline Raquin, présidente d'un syndicat de sages-femmes (ONSSF) et membre du collectif. Les gynécos refuseraient de partager leur "part de gâteau", selon ses dires, repris par leparisien.fr

A quand la fin du combat ? Pas pour tout de suite en tout cas. Le groupe de travail, piloté par Edouard Couty, se réunit ce jeudi pour la septième fois. Et, comme Marisol Touraine l'avait promis, les travaux se poursuivront jusqu'à fin mars. En bon pacificateur, le magistrat Edouard Couty moralise le débat : "On ne gagne jamais à créer des frontières étanches entre des professions qui ont vocation à travailler ensemble."

Source: 

What's up doc - publié par AP 10/02/2014

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

Interpellée sur le Midazolam par le Dr Antoine Leveneur, président de l’URML Normandie, Agnès Buzyn souhaite que des travaux soient menés de manière...
Les maisons et centres de santé au coeur des discours politiques
51% des médecins mayennais n'accepteraient pas de nouveaux patients, selon l'association UFC-Que Choisir. MG France vole à leur secours.

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.