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« De manière générale, la situation tend à s’améliorer progressivement », a résumé l’ANSM, qui dresse un bilan régulier de la situation. « Pour certains médicaments, les stocks commencent à se reconstituer sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement (du laboratoire aux pharmacies), ce qui contribue à limiter l’impact des tensions pour les patients ».
« Plusieurs approvisionnements qui étaient attendus se sont concrétisés fin 2025 et se poursuivent en ce début 2026 », précise-t-elle.
Mais « cette reconstitution progressive demeure toutefois fragile et dépend fortement de la régularité des approvisionnements par les laboratoires », prévient l’agence.
Quétiapine encore sous tension
Plusieurs médicaments, largement prescrits en psychiatrie, connaissent des difficultés d’approvisionnement depuis début 2025. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.
Alors que la santé mentale est « grande cause nationale » pour la deuxième année, ces tensions et pénuries constituent une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques.
L’une des pénuries les plus emblématiques, car la première signalée par les psychiatres et les patients, concerne la quétiapine, souvent prescrite pour traiter la schizophrénie. « Les informations fournies par les laboratoires permettent d’envisager un retour à la normale d’ici la fin du premier semestre 2026 », annonce l’ANSM.
Les stocks sont en train d’être reconstitués pour certains dosages – 50 mg et 300 mg – mais pas encore pour la version 400 mg.
En revanche, la situation semble revenir à la normale pour la rispéridone, prescrite pour plusieurs pathologies dont la schizophrénie et les troubles bipolaires, ainsi que pour la chlorpromazine (Largactil), principalement utilisée dans les troubles psychotiques, notamment la schizophrénie et les délires paranoïaques.
Pour la rispéridone injectable, le retour à la normale est déjà effectif, selon l’ANSM. Pour la chlorpromazine, la disponibilité devrait être rétablie d’ici trois à quatre semaines.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/medicaments-comprendre-pourquoi-penuries-et-prix-sont-lies
Concernant d’autres traitements, comme le téralithe – sels de lithium utilisés dans la bipolarité – ou la venlafaxine, l’ANSM évoque une « amélioration » sans retour général à la normale. Pour le téralithe, les besoins sont assurés pour certains dosages, notamment 400 mg, mais des stocks d’urgence restent mobilisés pour d’autres.
Avec AFP
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