Projet de loi de santé

Front uni des syndicats contre le projet de loi

Les syndicats ont régulièrement dénoncé les réformes de la loi de santé depuis leur annonce par la ministre de la santé en octobre dernier. L'appel à la grève est lancé : entre autres, MG France associé à la FMF "appellent les médecins généralistes à se mobiliser à partir du 23 décembre", tandis que la CSMF "appelle tous les médecins libéraux à faire grève du 24 au 31 décembre 2014".  Le SML tente même de mobiliser les patients en diffusant une pétition pour "défendre leur liberté de choix".

Alors que le mécontentement des médecins libéraux ne fait que s'accroître, que le Conseil de l'Ordre a également fait part de son désaccord avec le gouvernement, d'autres syndicats rejoignent le mouvement, notamment les internes de médecine générale, l’ISNAR IMG, et le SNJMG, syndicat des jeunes généralistes. Tous ensemble, ils ont formé le "front généraliste".

Didier Legeais, vice-président de l'UCDF, syndicat de chirurgiens, répond à What's up doc et explique les enjeux de ce mouvement : "Notre revendication est le retrait de la loi santé." Parce que "si la loi passe, c'est l'étatisation du système de santé, c'est la fin de la liberté tarifaire et de la liberté d'installation, et la généralisation du tiers payant".
La généralisation du tiers-payant, c'est justement la mesure qui met tout le monde d'accord : elle rassemble tous les mécontentements. En réaffirmant sa mise en place, Marisol Touraine ne fait qu'accroître la grogne. "Le ministère ne nous a proposé aucun rendez-vous, aucune discussion, aucune avancée sur rien", s'indigne le syndicaliste.

Dans le calendrier des grèves annoncées, les cliniques et établissements privés s'ajoutent à la liste pour une "montée en puissance" espérée du mouvement. L'UCDF a notamment publié un communiqué de presse dans lequel il "appelle à l'arrêt de toutes les activités et à la fermeture des établissements de soins privés à partir du 5 janvier 2015".

Et pour ces syndicalistes, médecins séniors, mobilisés contre le gouvernement, qu'en est-il du mouvement des internes représentés par l'Isni au bureau fraîchement réélu ? Interrogé sur le sujet, Didier Legeais affirme le soutien de son syndicat pour " une amélioration de leur qualité de formation et de leur qualité de vie".  Il regrette cependant leur désintérêt face aux enjeux du projet de loi de santé. Car "c'est leur indépendance future qui est en jeu."

Source: 

Cécile Lienhard

Portrait de La rédaction

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