Mulhouse : sortie de crise imminente ?

L'ARS Grand Est s'est engagée à fournir la signature du protocole de sécurisation et un planning nominatif prouvant la présence chaque jour de sept médecins séniors dédiés à l'accueil des patients dans les différents secteurs du service des urgences de Mulhouse, selon les syndicats d’internes (Saihcs et Sarra-IMG *). La sortie de crise semble proche.

Le bras de fer entre les internes de Mulhouse, l’ARS Grand Est et la direction du CH de Mulhouse semble toucher à sa fin. Sauf si, une fois de plus, l’ARS décide de pas respecter ses promesses, ce qui ne serait malheureusement pas une première...
 
La semaine dernière, nous vous expliquions que les syndicats d’internes avaient soumis à l’ARS et à la direction de l’hôpital un protocole de sécurisation de la présence d’internes au SAU Mulhouse (effectifs d'encadrement minimum et conditions d'arrivée des internes), à la suite de l’arrêt de travail de 17 internes affectés aux urgences du CH de Mulhouse. Sans validation écrite de la part de la direction de l’hôpital et l’ARS, tous les internes de médecine générale (environ 180 par promotion) menacent de faire grève à compter du 4 novembre.

Le bout du tunnel ?

Au terme de dix jours de « discussions houleuses », les syndicats d’internes (Saihcs et Sarra-IMG *) ont annoncé ce lundi 14 octobre apercevoir enfin « le bout du tunnel ». En effet, dans un mail daté du samedi 12 octobre, l'ARS s'est engagée à fournir « la signature du protocole de sécurisation tel que nous l'avions rédigé, ainsi qu'un planning nominatif prouvant notamment la présence chaque jour de sept médecins séniors dédiés à l'accueil des patients dans les différents secteurs du service des urgences de Mulhouse », se sont félicités dans un communiqué le Saihcs et le Sarra-IMG.
 
Pour les deux syndicats, « cet effectif étant le minimum permettant une sécurisation de ce service, nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette perspective ».
 
En effet, dans le cas où l'établissement n’aurait pas été en mesure d'appliquer strictement les conditions de ce protocole, « il aurait été impensable que l'ARS choisisse sciemment d'envoyer des internes sur un terrain dangereux, potentiellement générateur d'erreurs médicales, pouvant avoir des conséquences graves vu qu'il s'agit d'un service d'urgences », soulignent les deux syndicats qui rappellent que l'ensemble des internes de médecine générale étaient même prêts à se déclarer grévistes pour une durée illimitée si l'ARS avait choisi de les exposer à ce danger.

Nouveau contretemps

La sortie de crise s’approche donc à grands pas. Sauf que… l’ARS s’était engagée à fournir la signature du protocole de sécurisation et le planning nominatif ce lundi soir au plus tard. Mais, une fois de plus, l’engagement a été reporté à une date ultérieure : ce mardi midi.
 
« J’ai cru comprendre qu’ils ont eu une réunion hier après-midi et qu’il fallait encore cadrer quelques dates… », précise Lucas Gauer, le président du Saihcs, qui se veut résolument optimiste malgré cet énième contretemps.
 
* Syndicat autonome des internes des hospices civils de Strasbourg et Syndicat autonome des résidents de la région Alsace interne en médecine
 

Portrait de Julien Moschetti

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