Médecine militaire : et si vous tentiez l’exercice sous les drapeaux ?

L’idée vous trottait dans la tête, mais vous pensiez avoir loupé le coche. Pourtant il est encore possible de rejoindre l’école de santé des armées (ESA) en cours de cursus pour les étudiants en médecine. What’s up Doc vous explique tout avec le service santé des armées.

Une 2ème chance pour ceux qui souhaitent un exercice en uniforme ? Depuis 2019, l’école de santé des armées (ESA) ouvre ses portes aux étudiants en médecine en cours de cursus.
 
Pour mettre toutes les chances de votre côté de voir aboutir ce recrutement dit « collatéral », il vous faudra quelques éléments indispensables :

  • La motivation (on ne se roule pas les pouces à l’armée) ;
  • Une bonne condition physique (si vous êtes essoufflé.e.s après quelques marches, il faudra peut-être changer votre fusil d’épaule) ;
  • Réussir son année civile (logique, vous êtes de futurs médecins). 

Un parcours de recrutement accessible
 
Pour intégrer l’ESA, il n’est désormais plus obligatoire de passer par un concours sélectif unique au moment du bac avec 2000 appelés pour 115 élus.
Les épreuves sont plus accessibles mais c’est aussi une occasion de murir son projet dans sa tête.
Pour vous inscrire, téléchargez un dossier d’inscription en ligne (disponible depuis le mois de novembre). Il est à renvoyer par la poste avant le 21 février.
 
Ensuite, deux étapes seront à franchir :

  • Une épreuve de français de 4 heures pour l’admissibilité qui aura lieu entre les mois de mars et avril ;
  • Un oral d’anglais, des épreuves sportives (on vous avait prévenu pour la bonne condition physique) et un entretien sur la motivation du candidat pour l’admission qui se dérouleront au mois de juillet.

Un double cursus de formation
 
Une fois admis, l’aventure commence. Les lauréats seront incorporés au début du mois d’août après signature de leur contrat d’engagement militaire. Pas besoin de repartir à zéro, vous intégrerez directement la promotion d’élèves de votre année. La formation consiste en un double cursus : les cours à la fac de Lyon 1 doublés d’un cursus médico-militaire spécifique à la pratique sur le terrain. Au programme : conférences, stages en unité, modules de secourisme et de sauvetage au combat, etc. Il faut également rattraper la formation militaire, intégralement ou partiellement, selon l’année d’entrée à l’ESA.
 
 « J’étais très attirée par la diversité du métier de médecin généraliste militaire. Mon emploi du temps est assez chargé surtout au début de l’année, car j’ai dû rattraper beaucoup de formations en plus des cours et des stages à l’hôpital. Mais c’est faisable », témoigne l’aspirant médecin Arianne, élève « collatérale », entrée en 4e année. Elle est aujourd’hui interne en hôpital militaire.


 
Goût de l’aventure et esprit d’équipe
 
Le travail en équipe, l’âme aventurière et l’envie de servir le pays vous poussent à vous engager ?  A l’issue des études à l’ESA, c’est :

  • 80% de futurs médecins des forces (généralistes) parmi les élèves
  • Un exercice en antenne médicale en France et outre-mer
  • Un travail d’équipe avec médecins, infirmiers, auxiliaires sanitaires et personnel administratif. 

Le cœur de votre futur métier sera d’assurer les consultations auprès de patients militaires en les préparant avant le départ en mission mais également en les suivants en cas de blessures ou maladie à leur retour. Autre volet opérationnel de la profession : le soutien médical des activités et exercices et le conseil médical au commandement. Un volet qui se traduit par des opérations extérieures, les fameuses opex, pour assurer le soutien médical des forces engagées et prendre en charge les blessés de guerre. Du Mali à la Guyane, de la Marine nationale aux évacuations médicales, pas de routine dans la médecine militaire !
 
Après quelques années consacrées à la médecine des forces, l’opportunité de reprendre un troisième cycle permettra à ceux qui le souhaitent d’acquérir un 2ème DES d’une spécialité hospitalière.
 
Le nombre de places disponibles pour entrer à l’ESA en cours de cursus est défini par arrêté ministériel chaque année. En 2020, 36 candidats ont été retenus sur les 73 inscrits. Alors, en 2021, pourquoi pas vous ?
 
Pour plus d’informations : 
https://www.emslb.defense.gouv.fr/nous-rejoindre-concours/concours-collateraux
https://devenez-medecin-militaire.fr/

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

L’histoire sociale de la profession médicale a été marquée par la Révolution française. Plus précisément par la suppression (temporaire) des facultés...

La première condition d’un partage réussi, c’est d’être (au moins) deux. Or en matière de partage des tâches, le monde de la santé déplore une...

Seule médecin de son canton, le Dr Cécile Richard n’hésite pas à se transformer en guide touristique dans l’espoir de donner envie à des médecins de...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.