L’urologie se met au green

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Le secteur de la santé représente 4,4 % des émissions de gaz à effet de serre. C’est trop ! L’hôpital produit 700 000 tonnes de déchets par an soit 3,5 % de la production nationale. C’est trop ! L’Association Française d’Urologie (AFU) a donc décidé de verdir l’urologie, mais comment ?

L’urologie se met au green

© IStock 

« Si le secteur de la santé était un état, il serait le 5e plus gros pollueur » annonce le Richard Mallet, vice-président de l’AFU. L’AFU s’est donc attaquée à trois domaines, la gestion des déchets au bloc opératoire, au cabinet de consultation et dans la robotique.

Le bloc à lui tout seul représente 20 à 30 % de la pollution totale. « Nous voulons diminuer les DASRI (Déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés) qui génèrent un coût pour l’établissement mais sont surtout une grosse source de pollution » explique Richard Mallet. Avant de préciser que chaque tonne de DASRI émet 934 kg de CO2 dans l’atmosphère et coûté 854€ en traitement.

Pour limiter leur quantité, l’AFU a élaboré des visuels très clairs pour aider les urologues à déterminer ce qui va dans le DASRI et surtout ne pas y jeter ce qui n’y va pas.

À savoir, donc, part aux DASRI :

- les lignes de transfusion et le matériel souillé par du sang, les produits sanguins et liquides biologiques avec leur contenant uniquement s’il y a un risque d’écoulement.

  • Les flacons avec de médicament non vides.
  • Les déchets anatomiques non identifiables.
  • Les objets piquants, coupants ou tranchants.

La majorité des déchets au bloc peuvent aller dans les poubelles DASND (déchets d’activité de soins non dangereux), qui sont bien moins onéreuses à retraiter et bien moins polluantes, comme :

  • Les flacons, les seringues vidées, le matériel vidangé
  • Les tenues chirurgicales, le drapage, les gants stériles ou non et les compresses sans risque d’écoulement.
  • Les draps à usage unique, les alèses et les protections.
  • Les lingettes de ménage, les emballages non tissés.

L’AFU a aussi créé un manuel à destination des professionnels de santé que l’on peut retrouver sur https://www.urofrance.org/pratiques-professionnelles/developpement-durable/manuel-du-developpement-durable/, qui détaille des tips pour une pratique plus durable.

Enfin au cabinet une série de mesures aide à diminuer l’empreinte carbone :

  • Mutualiser les imprimantes au sein du cabinet
  • Acheter du matériel reconditionné ou acheter des équipements écoconçus porteurs d’un écolabel
  • Ne pas oublier d’éteindre les écrans
  • Nettoyer régulièrement sa boîte mail pour éviter de stocker des données inutiles et pensez à vider la corbeille, car un mail stocké dans une corbeille = 10g de CO2/ an
  • Limiter le stockage des données à l’essentiel 
  • Privilégier le WIFI et désactiver la 4G ou la 5G dès l’arrivée au cabinet
  • Débrancher systématiquement les équipements qui ne sont pas utilisés, les chargeurs et les transformateurs.

Il est aussi possible de choisir des navigateurs responsables qui soutiennent des projets écologiques tels que ECOSIA ou LILO.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/vous-voulez-rendre-votre-cabinet-eco-responsable-elles-aussi-voici-leurs-tips

Des mesures qui paraissent certes triviales, mais vous connaissez bien la fameuse théorie des petits ruisseaux…

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