Logement des internes : la Vendée, le vent en poupe !

Le département a été le premier de France à signer la charte des hébergements territoriaux rédigée par les syndicats des étudiants en santé. Objectif : inciter les internes à s’installer sur le territoire.  

Vieux bâtiment collé au CHU, avec toilettes et douches sur le palier pour certaines chambres : l’internat de Nantes ne fait pas rêver ! Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, les internes devant parfois subir des conditions de logement très moyennes…. Pour améliorer leurs conditions d’hébergement partout en France, l’Anemf, l’Isnar-IMG et l’ISNI ont signé en juin 2019 avec les collectivités locales et les représentants des lieux de formation et de stage une charte des hébergements territoriaux des étudiants en santé (auparavant appelés « internats ruraux »). Si le premier objectif de cette charte est d’offrir des hébergements de meilleure qualité aux internes, les collectivités locales impliquées espèrent en filigrane inciter les internes à s’installer sur leur territoire.
La charte prévoit que ces logements soient des lieux de vie intergénérationnels pour étudiants en santé de différentes filières. Ils doivent disposer d’une capacité d’accueil de 3 personnes au minimum et répondre à un cahier des charges précis : proximité du centre-ville, espace commun, chambre individuelle meublée, espace de travail, cuisine équipée, connexion Internet et un loyer modéré, compris entre 100 et 200 euros mensuels, charges inclues. Imbattable. 
 

Maison proche mer 
Aux Sables d’Olonne, le département de la Vendée met à disposition des internes deux maisons individuelles entièrement meublées, situées dans le centre-ville et à proximité de la mer, ainsi que trois appartements. Cette offre permet d’accueillir 11 internes simultanément. Le département de la Vendée s’est engagé à verser une subvention de 10 000€ afin de financer une partie du mobilier.
En Vendée, les internes dépendent de la faculté de médecine de Nantes et sont souvent en stage au Centre hospitalier de la Roche-sur-Yon ou dans les autres hôpitaux du département (Challans, Luçon, Les Sables d’Olonne…). Ils assurent aussi des stages chez le médecin généraliste. « Cette solution est très valable pour les internes en stage ambulatoire, tout particulièrement pendant les semestres d’été où il est très difficile de trouver un logement pas trop cher aux Sables d’Olonne », note Thibault Billy, président du syndicat des internes de médecine générale de Nantes. « Très souvent, les internes font l’aller-retour à Nantes trois jours par semaine, faute de logement sur place. Ces hébergements vont leur permettre de mieux connaître le territoire et d’y prendre leurs marques. Ce n’est pas le seul critère pour avoir envie de s’y installer, mais c’est un premier pas », estime Thibault Billy. 

Le contexte démographique en Vendée
154 internes sont actuellement en stage en Vendée auprès d’un médecin généraliste (63 internes) ou au sein de services hospitaliers (91 internes). La Vendée compte 7 médecins généralistes pour 10 000 habitants (contre 8,5 pour la région Pays de la Loire et 9 pour la France métropolitaine). Environ 10% des Vendéens n’ont pas de médecin traitant. La pénurie médicale concerne aussi les urgences : la Vendée compte un médecin urgentiste pour près de 6000 passages aux Urgences, contre un médecin pour 2600 passages en France.
En parallèle, le département connaît une grande vitalité démographique, avec près de 700 000 habitants, de forts afflux touristiques et une population vieillissante fortement demandeuse en soins. 

 

Source: 

Pour en savoir plus : numéro « Allo installation » en Vendée : 02 28 85 84 84

Portrait de Sophie Cousin

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