L’association SPS, à la rescousse des étudiants en santé

Étudiants en danger ? L’association SPS en est persuadée. Pour les aider à surmonter les conséquences psychologiques induites par la crise du Covid-19, l’association met les bouchées doubles.  

Comme les autres professionnels de santé, les étudiants en médecine se laissent parfois submerger par les vagues successives de Covid-19. Pour les empêcher de couler, l’association Soins aux professionnels de santé se mobilise. Au programme ? Une campagne de communication massive à leur destination pour leur parler de la prévention en santé au travers d’ateliers en ligne, baptisés eJADES

Gestion du stress, management émotionnel, gestion des conflits, alimentation, communication non violente, prévention du suicide, auto-défense, addiction ou encore gestion du sommeil... Deux fois par semaine pendant deux heures, tout est passé en revue par les experts chargés d’animer ces rencontres. L’objectif : prévenir burn-out, dépression et autres risques psycho-sociaux devenus monnaie courante dans les rangs des professionnels de santé. « On est conscients que ce n’est pas un atelier de deux heures qui peut changer une personne du tout au tout. Mais, cela peut être l’élément déclencheur permettant aux professionnels de prendre conscience de la nécessité de s’occuper de soi, de prendre du temps pour soi et de se ressourcer », indique Marianne Faddoul, déléguée SPS auprès des étudiants.
 
Ouverts à tous les professionnels de santé, les ateliers eJADES réservent pourtant une place particulière aux étudiants. Selon l’association, ils représenteraient déjà 50 % des inscrits. « Et chaque semaine, ils sont de plus en plus nombreux », assure Marianne Faddoul. Et pour cause : d’après une enquête sur la santé mentale des jeunes médecins datant de 2017, 2/3 des étudiants en médecine et des jeunes professionnels souffriraient d’anxiété, et 27,7 % d’entre eux, de dépression. Des statistiques affolantes qui ne risquent pas de s’améliorer compte tenu du contexte sanitaire. Elle-même étudiante, la déléguée SPS précise :
 

Les étudiants sont initialement un public assez fragile. Étant jeunes, ils sont propulsés dans l’autonomie et doivent apprendre à s’assumer seuls. Ils ont donc souvent besoin d’un accompagnement et d’un soutien psychologique. De surcroît, ils ont été sur-mobilisés pendant cette crise.

 
Pendant la première vague, les étudiants représentaient 5 à 10 % des professionnels de santé sollicitant la plateforme téléphonique de soutien psychologique de l’association. Créée il y a cinq ans, l’association SPS n’a pourtant pas attendu la première ni la seconde vague pour agir auprès de ce public jeune. « Cela fait déjà deux ans qu’on se mobilise. Mais, au vu de la crise, on a intensifié le dispositif, indique la déléguée.

 

Portrait de Julia Neuville

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