Installation : Habemus PAPS2 !

La ministre présente aujourd’hui des mesures contre les déserts médicaux

Marisol Touraine annonce aujourd’hui de nouvelles mesures pour aider les jeunes médecins à s’installer : augmentation du numerus clausus, renforcement des aides… et le PAPS2, un nouveau portail internet centralisant l’information afin de se lancer sans se planter. Un outil en plus, mais pas une panacée, disent les jeunes généralistes.

 

Cet après-midi, la ministre de la santé présentait à Dijon son Pacte Territoire-Santé 2 (PTS2). Comme son grand frère le PTS, premier du nom, celui-ci vise à inciter les jeunes médecins à s’installer dans les zones déficitaires.

Au menu de cette deuxième édition, entre autres : renforcement des aides à l’installation, augmentation du numérus clausus, développement la télémédecine en ville, stages en cabinets ouverts aux étudiants de spécialités telles que l’ophtalmologie ou la pédiatrie... 

« C’est intéressant de voir qu’il y a un PTS2 », ironise le Dr Emilie Frelat, nouvelle présidente du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) : « cela veut bien dire que la première version n’était pas très bien pensée ».

La syndicaliste ne pense pas forcément que tout est mauvais dans le PTS2. « Il faut voir ce que cela donnera sur le terrain », concède-t-elle. Mais elle regrette que les mesures fortes qu’elle souhaiterait y voir, comme l’amélioration de la protection sociale des jeunes médecins, n’y figurent pas.

Améliorer l’information des candidats à l’installation

Au-delà des mesures techniques ou financières, le ministère veut insister sur l’effort qu’il a produit pour une meilleure information des candidats à l’installation. Le PTS2 prévoit notamment la rénovation des Portails d’Accompagnement des Professionnels de Santé (PAPS), sites internet où les médecins peuvent trouver de l’information pour les aider dans leurs démarches.

Il faut dire que, de l’aveu même du ministère, la première version des PAPS n’était « pas très aboutie ». Le nouveau portail, au contraire, permet d’après ses concepteurs de « rassembler un maximum d’informations pour aider les professionnels de santé dans leur installation ». On peut donc y trouver les aides auxquelles les médecins peuvent prétendre, des cartes interactives pour identifier les zones où se situent les besoins…

L’intérêt du portail est de donner une information de niveau local. Les cartes interactives, par exemple, permettent dans certaines régions de connaître le niveau d’activité médicale dans chaque canton, et donc de cibler les zones les plus propices à l’installation. Point important : les contacts utiles au niveau régional et départemental sont clairement identifiés, et on peut facilement trouver les coordonnées de son « référent installation ».

« Les PAPS initiaux n’étaient pas efficaces et dans certaines régions, ils n’existaient même pas », se souvient Emilie Frelat. « Si on peut s’appuyer sur le PAPS2 pour avoir des informations précises et pour savoir qui contacter, c’est intéressant ». Mais celle-ci avertit : « l’accès à l’information n’est pas l’unique frein à l’installation des jeunes ». Des questions comme la connaissance de l’exercice en ambulatoire, la simplification des démarches administratives sont également importantes.

« Mais ce sera peut-être pour le PAPS 4 ou 5 », sourit la syndicaliste.

Source: 

Adrien Renaud

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