© Midjourney x What's up Doc
Lundi, lors du premier jour de grève, « l’activité a baissé de 15% chez les généralistes et de 6% chez les spécialistes » par rapport à d’habitude, a indiqué la ministre de la Santé, en réponse à une question du sénateur LR Alain Milon. Des données provenant de l’Assurance maladie, a-t-elle précisé.
Les prises de rendez-vous en ligne reculent également. La plateforme Maiia fait état, auprès de l'AFP, d'une baisse de 19,4% des rendez-vous cette semaine, et de 49,1% pour la semaine prochaine, par rapport à la même période l'année dernière. Doctolib, qui domine très largement le marché, n'a pas souhaité communiquer d'information sur son activité à ce stade.
Parallèlement, le Samu a « été particulièrement sollicité » avec « une augmentation globale de 24% d’appels » par rapport à début décembre, a ajouté Stéphanie Rist, ayant un mot de remerciement pour « les soignants qui permettent la continuité des soins ».
Plans blancs partout
Hier, les représentants du Samu ont alerté sur la situation « intenable » des Samu-SAS, déjà fragilisés par les épidémies hivernales et le contexte météorologique.
Au CHU de Rennes, « on est à saturation complète », a indiqué à l’AFP, le chef de service des urgences Dr Louis Soulat, évoquant « l’absence complète de médecins généralistes » en salle de régulation.
Dans les Alpes-Maritimes, les urgences de Nice, Antibes et Cannes ont vécu « l’une des plus grosses journées depuis quelques années » avec « un flux constant sur Nice, d’environ 100 à 110 patients en même temps », selon le Dr Pierre-Marie Tardieux, chef de pôle à Nice.
Conséquence des intempéries, de la grève et des épidémies hivernales, plusieurs hôpitaux français ont déclenché le plan blanc, notamment en Bretagne, Franche-Comté et dans le sud-ouest.
« La porte est ouverte »
Qualifiant la loi de financement de la Sécu (LFSS) de « texte de compromis », Stéphanie Rist a rappelé que celle-ci ne contient ni « remise en cause de la liberté d’installation », ni « quotas d’arrêt maladie », ni encore « sanction si le dossier médical partagé n’est pas rempli ». Cette dernière mesure n’interviendra pas avant 2028, avait-elle annoncé fin décembre.
« J’entends les craintes et les inquiétudes des médecins. La porte est ouverte, nous devons renforcer ce dialogue et reprendre les discussions avec l’Assurance maladie en toute confiance », a conclu la ministre.
Avec AFP