Google veut aider les psys américains

Détecter la dépression en ligne

Google a décidé de soutenir les psychiatres dans la prise en charge des troubles mentaux. Sa méthode ? Mettre en valeur un test sur la dépression dans sa barre de recherche.

Les psychiatres peuvent-ils compter sur Google ? La semaine dernière, l’entreprise américaine a fait savoir, par le biais d’un communiqué, qu’elle ferait de la lutte contre la dépression son nouveau cheval de bataille. Son arme ? Un questionnaire « validé cliniquement ». Ainsi, dès qu’un internaute américain tapera le mot « depression », il se verra proposer le test en haut de sa page de recherche. Pour cette opération, le géant du web s’est entouré de la National alliance on mental illness (NAMI), une association américaine de sensibilisation autour des maladies mentales. Leur but : informer avec sérieux les malades en souffrance.

 « La dépression clinique est très fréquente. Environ un Américain sur cinq connaît un épisode au cours de sa vie », confie la NAMI. « Malgré sa prévalence, seulement 50 % des personnes souffrant de dépression reçoivent réellement un traitement », ajoute-t-elle. L’association rappelle par ailleurs qu’il faut compter un délai de 6 à 8 ans, en moyenne, entre les premiers symptômes de dépression et une prise en charge adaptée.

9 questions et un score sur 20

Le test en question est le PHQ-9, créé en 1999 par les Drs Robert L. Spitzer, Janet B.W. Williams, Kurt Kroenke et leurs collègues de l’Université de Colombia aux États-Unis. Le questionnaire est composé de neuf questions, comme par exemple : « Au cours des 2 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous été triste, déprimé(e) ou désespéré(e) ? » ou « Au cours des 2 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous pensé qu’il vaudrait mieux mourir ou envisager de vous faire du mal d’une manière ou d’une autre ? »

Le résultat du test est compris entre 1 et 20 et détermine si l’on possède des symptômes légers, une dépression mineure, une dépression importante ou une dépression sévère. Ou mieux si l'on a aucun de ces symptômes ! Loin l’idée pour le géant américain de remplacer les psys. Il souligne que : « Bien que cet outil puisse aider, il est important de noter que le PHQ-9 n’est pas destiné à servir d’outil unique pour le diagnostic ». Le questionnaire devrait surtout indiquer au patient s’il doit consulter ou non et donner au médecin des pistes quant aux traitements à prescrire.

Mais pour l’instant, seuls les Américains peuvent profiter de la nouvelle fonctionnalité de Google. Reste à savoir comment les psys accueilleraient la nouvelle d'une hypothétique déclinaison en France...

 

 

Source: 

Im`ene Hamchiche

Portrait de La rédaction

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